Dicastères

Cagliero11 et Intention Missionaire Salésienne, Mars 2024

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Chères amies,  chers amis,

Notre Congrégation des « Sœurs Catéchistes de Marie Immaculée Auxiliatrice », communément appelées Sœurs de Marie Immaculée (SMI), a été fondée le 12 décembre 1948 par Mgr Louis LaRavoire Morrow, SDB à Krishnagar, Bengale occidental, Inde. Son objectif est l'évangélisation et la catéchèse à travers des visites à domicile et un apostolat dans les villages.

Notre devise est "Aimer Dieu et aider les autres à aimer Dieu", et notre charisme spirituel est "l'expérience Abbà" de Jésus selon la Petite Voie de l'Enfance Spirituelle de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. L’« Apostolat du Sourire » est une vertu unique que le Fondateur a vécue et nous a transmise comme moyen d’amener chacun au Christ. Nous suivons les principes du Système Préventif de Saint Jean Bosco dans la vie et dans la mission.

Je souhaite le meilleur à tous les lecteurs du bulletin Cagliero11.

 Sœur Jane Nadackal SMI       (Sisters of Mary Immaculate) Supérieure générale

Quel avenir pour l’Europe salésienne ?        

Il peut paraître presque normal aujourd'hui de se demander : « Quel avenir aura la vie salésienne en Europe ? J'utilise « salésienne » dans un sens large, en voulant inclure tous les groupes de notre Famille. Immergés dans une atmosphère de laïcité profonde, où la religion semble de plus en plus reléguée aux choix personnels et à la sphère privée ; en pleine crise des vocations à la fois à la vie consacrée, mais aussi aux choix d'engagement chrétien laïc... où allons-nous ?

Sur la base de mon expérience personnelle, je voudrais dire que je vois des lueurs d’espoir pour l’avenir. Tout d'abord, en Espagne, dans le nord de la Belgique, en Italie, au Royaume-Uni (pour ne citer que quelques exemples), le nombre de laïcs, hommes et femmes, qui sont coresponsables avec les personnes consacrées pour la mission que Dieu nous a confiée, est en augmentation. Nombre d'entre eux sont déjà membres de la Famille Salésienne et d'autres peuvent être définis comme « Amis de Don Bosco ». Le charisme et la spiritualité de saint Jean Bosco attirent beaucoup et inspirent de nombreuses personnes à se mettre au service des enfants, adolescents et jeunes les plus nécessiteux. Je vois de belles et passionnantes initiatives de collaboration entre les SDB et les FMA, spécialement au niveau provincial, dans le domaine de la Pastorale des Jeunes et des Vocations, avec de profondes expériences d'accompagnement personnalisé des jeunes pour les aider à faire un choix d'engagement, aussi dans le domaine social et politique.

Enfin, je rencontre des jeunes confrères très sérieux et enthousiastes. Des hommes de prière, qui croient profondément au « sacrement de la présence » aux côtés des jeunes qui leur sont confiés, en recherchant aussi de manière créative ceux qui sont loin. Parmi eux, je veux souligner la présence très encourageante d'un bon nombre de jeunes missionnaires SDB qui font partie du Projet Europe - l'un des projets missionnaires les plus complexes de l'histoire de la Congrégation Salésienne. Leur présence dans diverses Provinces européennes souligne la volonté de raviver la spiritualité salésienne dans cette Europe qui semble devenue froide, glaciale, envers l'Église, en incluant aussi la perspective de relancer la proposition de vocation à la vie consacrée salésienne autochtone. Il ne s’agit donc pas d’un ois-aller, mais d’un stimulant pour la croissance et d’enthousiasme vocationnel.

Quel avenir salésien pour l’Europe ? Un avenir encore en recherche, mais certainement riche en perspectives de vie et de joie.

 P. Gianni Rolandi SDB – Visiteur ad nutum

LES SALÉSIENS D’UKRAINE SONT PROCHES DU PEUPLE

Cher Volodymyr, comment voyez-vous la présence salésienne actuelle en Ukraine, où il y a encore la guerre ? Est-il possible de faire quelque chose aussi avec les jeunes ?

La vie en Ukraine, avec les alarmes et les missiles qui arrivent chaque jour et avec la course vers les abris, est très difficile. En tant que Salésiens, nous essayons d'être proches en particulier des jeunes, des pauvres et des réfugiés. Nos prêtres se déplacent à proximité des zones de combat pour apporter de la nourriture et des médicaments aux pauvres. Ils restent proches de nos jeunes militaires qui combattent sur le front et offrent également l'aide psychologique nécessaire. Malgré la situation difficile, nous continuons avec les écoles, les activités sportives, les oratoires et dans la paroisse. Bien sûr, avec une grande attention à la sécurité.

Que pensez-vous de l’aide que les Salésiens apportent aux Ukrainiens dans les différents pays où ils se trouvent ?

Les Salésiens ukrainiens ne peuvent pas aider leurs compatriotes qui ont fui à l'étranger. En tant qu’hommes, ils ne peuvent pas quitter le pays en raison de l’obligation militaire. Nous sommes reconnaissants aux Salésiens du monde entier qui les aident beaucoup – en leur offrant des maisons, en leur donnant de la nourriture, en les aidant de toutes les manières possibles.

Pouvez-vous voir quelque chose de positif dans votre expérience de la situation en Ukraine ?

Ce qu'il y a de positif dans l'expérience que nous avons en Ukraine, c'est que les gens sont unis, s'entraident, sont sensibles à ceux qui sont en difficulté. Je peux dire que nous nous sommes adaptés à la situation, nous avons surmonté les premiers mois de guerre les plus difficiles et peu à peu nous avons réussi à recommencer à vivre « normalement » même si la guerre continue.