Dicastères

Cagliero11 et Intention Missionaire Salésienne, Mars 2026

Scarica il pdf

Chers amis,

je suis heureux de rencontrer des jeunes qui sont en formation initiale en tant que Salésiens de Don Bosco, en particulier en Amérique et en Europe. Je suis ravi de leurs sourires, du récit de ce qu'ils font pour les enfants, des rêves qui animent leurs premiers pas dans leur parcours vocationnel et des inquiétudes qui débouchent sur des questions et même des blessures. La communauté reste le lieu où l'on fait l'expérience de la communion et de la fraternité.

Dans nos dialogues, nous essayons de vérifier si nous sommes joyeux ou heureux. Parce que le bonheur est plus profond, plus stable, a des racines plus solides et c'est le désir qui touche vraiment notre cœur. L'étape suivante consiste à se demander si nous essayons de mûrir dans la foi ou si nous collectons des outils pour mener à bien des activités. Je vous souhaite de trouver le bonheur permanent dans la rencontre et l'amitié avec Jésus-Christ!

 Père Guido Errico SDB
Membre du secteur pour la Formation

Construire des ponts en Terre Sainte            

Dans la Terre Sainte d'aujourd'hui, marquée par des conflits armés, des tensions profondes et des blessures ouvertes, parler de paix et de désarmement n'est pas un idéal abstrait, mais une nécessité concrète. Même lorsque les solutions semblent partielles et imparfaites, chaque étape capable de limiter les dégâts et de réduire la violence est un signe d'espoir. Dans des contextes complexes, contenir la souffrance humaine est déjà un choix de responsabilité morale.

Créer des ponts, plutôt que des murs, signifie choisir le dialogue plutôt que la confrontation et la coopération plutôt que la logique de la force. Le désarmement ne consiste pas seulement à réduire les armes, mais il nécessite un changement culturel et politique profond : désarmer les cœurs, le langage et les structures de pouvoir qui alimentent la haine. Cependant, aucun processus de paix ne peut être considéré comme authentique s'il n'est pas fondé sur la justice. Sans justice, la paix reste fragile et est destinée à se briser. La justice est la reconnaissance concrète de la dignité de chaque personne, le respect des droits humains et la protection des plus faibles. C'est la condition qui permet de reconnaître et de guérir les blessures du passé, afin d’éviter de devenir de nouvelles causes de violence. Sans cette base, toute trêve risque d'être simplement une pause entre deux conflits.

Chaque personne a le droit de vivre en paix et en stabilité. La paix n'est pas seulement l'absence de guerre, mais la possibilité de mener une vie sereine et digne, sans peur. Les jeunes en ont particulièrement besoin, souvent privés de l'espoir de construire leur propre avenir. Une Terre Sainte marquée par l'injustice les prive de rêves, d'opportunités et de confiance.

 Construire la paix signifie investir dans la réconciliation, dans la reconstruction des communautés et dans la guérison des mémoires blessées. Cela signifie placer la personne au centre, pas la force des armes. Sur ce chemin, la dimension spirituelle offre lumière et soutien. Prier pour une paix juste et durable signifie affirmer que chaque vie est sacrée et mérite la dignité. C'est un appel qui concerne les religions et cultures de la Terre Sainte et invite chacun à devenir des bâtisseurs de paix.

La paix n'est pas une utopie, mais une responsabilité partagée et un engagement quotidien qui exigent courage, vérité et justice. Ce n'est qu'ainsi que la Terre Sainte pourra offrir aux générations présentes et futures un avenir véritablement humain.

 Emanuele V. - missionnaire dans la province MOR

APPORTER DE L'ESPOIR DANS LA CRISE FRONTALIÈRE DU CAMBODGE  

Cher Père Michael, vous êtes présent au Cambodge et proche des personnes qui ont dû fuir leur foyer et fuir l'armée thaïlandaise. Pouvez-vous expliquer brièvement en quoi consiste cette guerre entre la Thaïlande et le Cambodge ?

Le conflit actuel entre la Thaïlande et le Cambodge est lié à des tensions de longue date concernant les zones frontalières. Bien que les aspects politiques et militaires soient complexes, l'impact sur la population est très douloureux. Les villages proches de la frontière sont devenus en insécurité à cause de la présence de troupes et de la crainte de violence. De nombreuses familles cambodgiennes ont été contraintes de fuir soudainement leurs foyers. Elles ne sont pas impliquées dans la politique ou les conflits, ce sont des victimes qui ne cherchent que la sécurité de leurs enfants et de leurs familles.

Avec d'autres, vous avez aidé à évacuer de nombreuses personnes et leur avez rendu visite dans le camp de réfugiés. De quoi ces personnes ont-elles le plus besoin maintenant ?

Avec notre personnel, nous avons évacué les élèves de Don Bosco Poipet lors d'une opération d'urgence marquée par la peur et la tension. Des membres de la famille salésienne ont visité deux camps de réfugiés. Tout d'abord, les gens ont besoin de sécurité, d'un endroit où dormir sans peur. Ensuite, ils ont aussi besoin des biens de première nécessité : nourriture, eau potable, abri temporaire, vêtements et soins médicaux. Beaucoup d'enfants et de jeunes sont vulnérables. En plus des besoins matériels, il y a un grand besoin de la présence et de l'encouragement des Salésiens. Beaucoup de familles sont traumatisées. Les enfants ont peur et les parents sont profondément inquiets pour l'avenir. Il est essentiel de les écouter, de les réconforter et de leur offrir des signes simples d'attention.

Comment cette situation difficile a-t-elle affecté la vie des Salésiens au Cambodge ?

Cette situation a eu un impact important sur la vie et la mission salésiennes au Cambodge. Certaines activités régulières, notamment dans le domaine de l'éducation et de la pastorale de la jeunesse, ont nécessité un changement de perspective. Nos événements pour la jeunesse sont désormais influencés par la réalité de la vie en zone de guerre. Les anciens élèves ont répondu généreusement, en se mettant au service des nécessiteux. Nous avons orienté nos priorités vers l'aide d'urgence, l'accompagnement et la coordination humanitaire. Bien que cela ait impliqué un effort physique et émotionnel, cela a renforcé notre fraternité et notre mission.