Focus

Focus 2004

Iles Salomon - FIN15-05-2004


Projet: Missions Salésiennes, Iles Salomon.
Date: 1995
Lieu: Iles Salomon
Province: Japon (GIA)

L’Église Catholique est présente dans les Iles Salomon (2000 Km au N-E de l’Australie) depuis environ un siècle. Elle y a été introduite par les Missionnaires Maristes, qui se consacrés au service des peuplades des îles de l’Océan Pacifique, parfois au prix de leur vie. Aujourd’hui, d’autres missionnaires partagent le travail avec eux: les Dominicains, les Vincentiens, les Salésiens et la société MSp, une congrégation missionnaire venue des Philippines.

Les Salésiens sont arrivés dans ces îles en 1995. C’est le P. Francis Mizobe, SDB (aujourd’hui évêque de Sendai au Japon) qui a engagé la province du Japon dans cet effort missionnaire. Son successeur, le P. Stéphane Fujikawa, continue de garder les Iles Salomon à l’avant-plan des engagements de la province. Peu à peu, du personnel est venu des différentes provinces de l’Asie du Sud-Est. Il y a actuellement une communauté de sept Salésiens, qui gèrent trois oeuvres différentes: une paroisse, une école technique et un projet de communications.

1. La paroisse du Christ-Roi, à Tetere.
La paroisse du Christ-Roi dessert 8 villages catholiques regroupant en tout environ 2500 personnes. Elle est située sur le terrain aujourd’hui abandonné d’une société disparue, la «Solomon Islands Plantation Limited ». Bien qu’il ne soit qu’à 17 km de la ville de Tetere, ce domaine n’a ni électricité, ni téléphone, ni eau courante ni égouts. Les paroissiens qui vivent dans des cabanes en branchages aux limites de la paroisse ont 30 km à parcourir pour venir à l’église.

Les besoins les plus urgents de la population se sont révélés être l’éducation et la santé. On a donc lancé dans différents villages des écoles maternelles gérées par des jeunes femmes dévouées. Des formations courtes sont proposées aux adultes, comme l’apprentissage du leadership, la pêche, la comptabilité, l’obstétrique, les soins de santé de base, l’agriculture et l’élevage, la formation de catéchiste et d’animateur des jeunes, l’initiation aux médias. Ces cours ont permis de rapprocher les gens des différents villages et les ont aidés à regarder au-delà des limites de leur propre village et ainsi à s’intéresser au bien commun général. La différence est manifeste; elle est perçue comme une interaction positive entre les différents villages.

Les projets de développement vont de l’avant pour faire progresser les populations. Par exemple, un centre pour l’éducation et la santé est en cours de construction; une station de radio communautaire est envisagée pour toucher tous les villages; on pense aussi à un centre d’apprentissage rural. Tous ces projets, encore à réaliser, dépendent de la bonne volonté, de l’initiative et de la générosité des bienfaiteurs. Entre-temps, des volontaires ne cessent d’arriver de tous les coins du monde pour aider les Salésiens dans ce processus d’humanisation de ces peuples.

2. L’École Technique Don Bosco, à Henderson
Le coup d’état du 5 juin 2000 a conduit les Salésiens à modifier leur intention initiale, à savoir l’instauration d’un centre d’apprentissage pour les jeunes prisonniers à la prison centrale de Rove. Après la libération d’une multitude de jeunes prisonniers, on a ressenti le besoin de donner à ces jeunes de bons métiers, qui puissent améliorer leur vie. C’est ainsi qu’on a lancé des cours techniques pour 16 jeunes en septembre 2000, juste au moment où des écoles et d’autres institutions d’éducation étaient fermées à Honiara (la capitale). En 2001, il y avait 20 étudiants. L’offre de formations s’était aussi étendue, comme la soudure et la mécanique des moteurs. En 2002, avec la mise à disposition d’un nouveau bâtiment, l’école pouvait accueillir davantage d’étudiants, ainsi qu’une section pour les élèves qui abandonnent l’école. L’École accueille aujourd’hui 130 étudiants.

La journée commence à 7h30 par un rassemblement et la prière du matin. Discipline, travail sérieux, honnêteté, ponctualité, respect et zèle sont les valeurs sur lesquelles on insiste. En outre, il y a plein de projets pour développer des bonnes compétences par le biais de clubs sportifs ou culturels. Des activités parascolaires comme le sport, les jeux, les arts, la danse, le théâtre, le scoutisme, font également partie de l’apprentissage et permettent aux étudiants de donner le meilleur d’eux-mêmes.

Il est incontestable qu’ils sont fiers de leur école et qu’ils sont sur la bonne voie pour développer une bonne estime d’eux-mêmes. Leur logo le proclame: «Né pour de grandes choses ». A l’heure actuelle, quelques anciens élèves sont employés par les Salésiens dans des travaux de construction; d’autres travaillent utilement dans différents endroits de leur région.

3. Communications Catholiques des Iles Salomon
Après le départ en 1990 du directeur de la Communication pour les Iles Salomon, l’Archevêque de Honiara, Mgr Adrian Smith, a demandé aux Salésiens d’assumer la responsabilité des Communications Catholiques des Salomon (CCS).

Ainsi, depuis 1999, le CCS a mis sur pied un réseau de personnes compétentes au service de l’Eglise des Iles Salomon et de ses trois diocèses de Gizo, Auki et Honiara, grâce à des émetteurs radio, des imprimeries, des reportages vidéo et des magasins de livres religieux.

Voice Katolika (La Voix Catholique), le journal trimestriel de l’Eglise Catholique, contribue à bâtir le Royaume du Christ, grâce à une communication centrée sur les personnes et les communautés. Elle est membre à part entière de l’Association Australienne de la Presse Catholique (ACPA).

Des «Séminaires de formation aux/par les médias » ont été organisés en différents endroits du pays; ils ont contribué à la naissance d’une conscience critique et à développer des compétences de leader parmi les citoyens ordinaires. Ces séminaires ont été organisés également dans des îles voisines du Pacifique. En 2001, le Directeur des CCS a été choisi pour représenter les îles du Pacifique dans le comité directeur de SIGNIS (Association Catholique mondiale pour la Communication), ce qui a renforcé l’engagement de la région dans l’Education aux/par les médias.

Conclusion
Les Iles Salomon sont parmi les plus pauvres des îles de l’Océan Pacifique. Elles auront encore besoin en permanence de l’aide de personnes engagées et dévouées pour les années à venir. Leur habitat rudimentaire, avec ses différences culturelles, le climat inclément, l’absence de moyens de transport et de possibilités de communications, ainsi que la menace constante de la malaria, s’ajoutent aux autres obstacles qui rendent difficiles la vie et le travail.

Les Salésiens et les volontaires qui viennent offrir leur temps et leur énergie sont engagés au service de ces populations qu’ils aiment. Pleins de zèle et de courage, il continuent à faire de leur mieux pour elles, à la manière de Don Bosco.


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