Les jeunes sélectionnés pour ce projet présentaient des difficultés scolaires signalées par leurs écoles, et beaucoup d'entre eux ne bénéficiaient d'aucun soutien scolaire au sein de leur famille.
Les Salésiens ont accompagné et soutenu ces jeunes à travers des activités récréatives, des activités de groupe et des séances de dialogue. Le projet a favorisé un climat de confiance, de respect et de participation, permettant aux jeunes d'exprimer leurs émotions et de développer les compétences nécessaires à des interactions saines avec leurs pairs.
Un Salésien a souligné : « Globalement, ce projet a eu un impact positif sur le développement des compétences scolaires, sportives et culturelles, et surtout sur la croissance socio-émotionnelle, en transmettant des enseignements que les jeunes peuvent appliquer au quotidien, à la maison comme à l'école. Les résultats soulignent l'importance de créer des environnements de soutien qui favorisent un développement holistique et promeuvent des interactions sociales fondées sur le respect et l'inclusion ».
« Nous avons également observé une plus grande cohésion de groupe, qui a contribué à renforcer des valeurs telles que l'empathie, la solidarité, la responsabilité et le travail d'équipe - a ajouté le Fils de Don Bosco. - Les jeunes ont participé avec assiduité et ont manifesté un intérêt sincère pour les activités. De plus, le lien entre les animateurs et les participants s'est renforcé, créant un espace sécurisant où chaque jeune se sentait écouté, valorisé et soutenu ».
Une partie du projet a été développée, par exemple, à Ciudad Juárez, où les jeunes rencontrent de nombreuses difficultés d'accès à l'éducation. Ciudad Juárez est une communauté frontalière dont la population est principalement composée de migrants internes originaires d'autres états mexicains en quête d'emploi, ainsi que de citoyens étrangers qui viennent dans la ville dans le but de franchir la frontière vers les États-Unis.
Puisque leurs parents travaillent de longues heures à l'extérieur, de nombreux jeunes passent beaucoup de temps sans la surveillance d'un adulte, ce qui met leur sécurité en danger. Cette situation est particulièrement préoccupante compte tenu du taux de violence dans la ville, de la facilité d'accès aux stupéfiants et de la présence de groupes criminels organisés qui ciblent les jeunes pour des activités criminelles. Lorenzo Arturo Montelongo, 10 ans, originaire de Ciudad Juárez, a participé au projet salésien et a décrit son expérience comme positive : il a pu élargir son cercle d'amis et renforcer ses liens avec ses camarades, tout en se consacrant à des activités qui stimulaient son intérêt et sa motivation.
Le Mexique a enregistré des progrès significatifs en matière de réduction de la pauvreté. Selon la Banque mondiale, entre 2022 et 2024, plus de 8,3 millions de personnes sont sorties de la pauvreté. Cela représente une baisse de près de 18 % du nombre de personnes vivant dans la pauvreté dans un pays qui lutte depuis longtemps contre une forte précarité économique et un chômage élevé. Le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté a diminué de 23 %, tandis que celui des personnes vivant dans une pauvreté modérée a baissé de plus de 16 %, selon un rapport de l'Institut national de la statistique et de la géographie du Mexique. Pourtant, aujourd'hui encore, un Mexicain sur trois vit dans la pauvreté.
Source : Mission Newswire
