RM Ressources

Début du Bicentenaire de la Naissance de Don Bosco: « Appartenir davantage à Dieu, davantage aux confrères, davantage aux jeunes »

ACG419 CROATO ACG419 UKRAINO ACG419 CECO   ACG419 VIETNAM
PROJET pour le Sexennat et Présentation du Recteur Majeur
4.1 Chronique du Conseil Général
5.1 Message du Recteur Majeur pour le Bicentenaire
5.2 Bulle Pontificale accordant l'Indulgence Plénière
5.3 Décret d’érection canonique « Saint Jacques le Majeur » - Espagne
5.4 Décret d’érection canonique « Marie Auxiliatrice » - Espagne
5.5 Nouveaux Provinciaux
5.6 Nouvel Évêque Salésien
5.7 Confrères défunts (3° elenco 2013 e 1° elenco 2014)

ACTES DU CONSEIL GÉNÉRAL

LETTRE  DU  RECTEUR MAJEUR

Ángel Fernández Artime

« APPARTENIR DAVANTAGE À DIEU, DAVANTAGE AUX CONFRÈRES, DAVANTAGE AUX JEUNES »

Rome, 16 août 2014

Début du Bicentenaire de la Naissance de Don Bosco

1. Sur les traces de mes prédécesseurs.
2. Un présent à vivre dans la foi, avec espérance, avec réalisme et en marchant ensemble.
3. En appartenant davantage  à Dieu.
4. Rendons réelle l’"utopie" de la fraternité selon l’évangile.
5. Avec les jeunes, pour les jeunes "nos patrons".
6. Congregazione missionaria: quando la diversità è ricchezza.
- 6.1. Parce qu’il y a des champs de mission pastorale où nous sommes tout à fait nécessaires en ce moment…
- 6.2. … Et parce que la diversité est richesse.
7. En célébrant le bicentenaire de la naissance de don bosco.
8. "Prenons la Madone chez nous": « Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui »(Jn 19,27).

Mes chers confrères,

Voilà déjà trois mois que s'est terminé le CG 27 et, même si j'ai déjà pu communiquer avec vous par écrit ou par un message audiovisuel, la lettre du Recteur Majeur que l'on publie dans les Actes du Conseil Général est un moment spécial.

Comme titre de ma première lettre, j’ai choisi celui de mon intervention à la clôture du CG 27 parce que je crois que dans le contenu du Chapitre, l'on trouve tout un programme de réflexion et d'action pour le Sexennat, que nous devons approfondir en divers moments et de diverses manières. Je voudrais me reporter à certains noyaux thématiques du Chapitre Général mais, en premier lieu et surtout, je voudrais exprimer à tous et à chacun de vous, mes chers Confrères Salésiens, toute mon affection et mon désir qu'un jour, et en quelque lieu de notre « monde salésien », nous puissions nous rencontrer. Ce sera un vrai cadeau et une vraie joie pour moi.

Je veux aussi vous dire qu'en pensant à la manière de vous manifester ce que représente pour moi ce moment où je vous écris et le service qu’il m'a été demandé d’accomplir, j'ai pensé rechercher et lire ce que fut la première communication de chacun des Recteurs Majeurs qui m'ont précédé. Je veux vous dire que cela a été un vrai plaisir et un don pour mon âme de rencontrer ces témoins ; et je ne peux pas ne pas partager avec vous ce que j'ai noté car cela parle de soi.

1.  SUR LES TRACES DE MES PRÉDÉCESSEURS

Je dois vous avouer que le seul fait d'écrire ce texte m’émeut en pensant précisément aux Recteurs Majeurs que nous avons eus. Chez tous, on saisit que le début de leur service a vraiment été quelque chose de très spécial.

Don Michel RUA (Bienheureux), qui écrit sa première lettre de Recteur Majeur le 19 mars 1888, après la reconnaissance et le décret du Saint-Siège qui le confirmait comme Recteur Majeur, s'exprime en disant qu’après la lettre envoyée par le Chapitre Supérieur lui-même, il écrit pour la première fois en sa nouvelle qualité de Recteur Majeur à laquelle « malgré mon indignité, j'ai été conduit par la Divine Providence de la manière qui vous a été manifestée à vous tous. »[1] Cela dit, Don Rua fait savoir qu’après l'audience personnelle avec le Pape Léon XIII, le Cardinal Vicaire lui dit pour terminer : « Je vous recommande la cause de Don Bosco ; je vous recommande la cause de Don Bosco. »[2] Par la suite, il exprime sa profonde conviction que les Salésiens doivent être les dignes fils d'un Père aussi grand que Don Bosco, de manière que leur engagement principal doit être de soutenir et, en même temps, de développer encore davantage les œuvres qu'il a lancées, en suivant fidèlement les méthodes pratiquées et enseignées par Don Bosco lui-même. Il remercie ensuite pour toutes les lettres reçues, pleines de sentiments respectueux et affectueux ; et il reconnaît que tout cela soulage sa douleur (pour la perte de Don Bosco s'entend) et met dans son cœur la confiance qui lui fait trouver moins pénible son chemin : « Malgré cela, je ne peux pas me cacher, ni à vous, le grand besoin que j'éprouve de vos prières. Je me recommande donc à votre charité afin que vous me souteniez tous de vos prières efficaces. De mon côté, je vous assure que je vous porte tous dans mon cœur et que je vous recommanderai au Seigneur chaque jour à la Ste Messe, afin qu'Il vous assiste de sa sainte grâce, vous défende de tout danger et, surtout, nous accorde de nous retrouver un jour tous ensemble, sans exclure personne, pour chanter ses louanges au Paradis où il nous attend, comme nous l'a écrit notre bien-aimé Père Don Bosco. » [3]

Le Père Paul ALBERA écrit sa première lettre à Turin le 25 janvier 1911. Le Chapitre Général XI était terminé depuis le 31 août 1910. Dans cette lettre, le P. Albera commence en toute simplicité en disant qu'il est conscient qu'on attendait avec une certaine impatience la première circulaire du nouveau Recteur Majeur ; et il reconnaît qu'il aurait dû, dès la fin du Chapitre Général, informer de l’élection des Supérieurs et d'autres choses importantes.[4]

Avec la simplicité que nous connaissons chez le P. Albera, il manifeste dans sa lettre qu'il l’écrit à une date proche de l'anniversaire de la mort du Vénérable Don Bosco, une date que Don Rua choisissait fréquemment pour écrire l'une de ces « admirables circulaires » ; et il est convaincu que «cette date mémorable, plus que tout autre chose, conférera l'autorité et l'efficacité à ma pauvre parole dépouillée. Voilà donc que je me présente à vous, certes pas avec le langage d'un supérieur et d’un maître, mais plutôt avec la simplicité et l'affection d'un frère et d'un ami. Il est dans mon intention de vous faire connaître mes pensées, à cœur ouvert, confiant que ma voix trouvera un écho fidèle chez tous les Salésiens, et qu'elle servira à tous de stimulant pour que nous nous montrions toujours plus les dignes fils de notre Vénérable Fondateur et Père. »[5] Cela dit, plus bas dans la même lettre, sous le titre «… Sous le poids de la responsabilité », le P. Albera écrit une très belle page où il dit se sentir écrasé sous un grand poids et qu'il aurait voulu se soustraire à « une charge que je savais depuis longtemps bien au-dessus de mes très faibles forces physiques, intellectuelles et morales. »[6]

Il se voyait entouré – ce sont ses propres paroles – de beaucoup d'autres Salésiens mieux préparés pour assumer le gouvernement de notre Pieuse Société, plus vertueux et plus sages… Dès qu'il le put, il courut à Valsalice se jeter aux pieds de Don Bosco pour se plaindre de ce qu'il avait laissé tomber dans ses mains le gouvernail de la barque salésienne… et lui exposer, plus avec ses larmes qu’en paroles, ses angoisses, ses craintes et sa faiblesse[7].

Le Père Philippe RINALDI (Bienheureux) écrit sa première lettre, publiée dans les Actes du Chapitre Supérieur, « Actes » qui avaient fait leur apparition trois ans auparavant, avec le P. Albera, et dont treize numéros avaient déjà été publiés.

Dans la première phrase de sa lettre, il écrit : « C'est la première fois que je vous écris comme Recteur Majeur, et j'aimerais pouvoir manifester pleinement les pensées et les sentiments d'affection que la nouvelle grande responsabilité a suscités dans mon cœur, en ces jours mémorables. Mais il est facile de comprendre que cela n'est pas possible : dans notre vie, se succèdent parfois des événements si imprévus et imposants que les mots ne réussissent pas à exprimer et à colorer correctement ce qu'ils éveillent en nous. Je laisse donc à votre expérience et à votre bonté d'interpréter mes pensées et sentiments d'affection. »[8]

Le P. Rinaldi écrit ensuite qu’il ne peut pas remercier individuellement chaque Salésien, pas même avec un simple mot : il confie donc ses remerciements à ces quelques lignes qu'il adresse à tous. Il ajoute que le 24 avril précédent, accompagné de Provinciaux et de Délégués du Chapitre Général, et entouré de confrères et de jeunes de l'Oratoire, il s'était agenouillé, ému, devant l'image souriante de notre Auxiliatrice dans son beau sanctuaire, confiant tous et chacun à son cœur, comme ses enfants bien-aimés.[9]

Le Père Pierre RICALDONE écrit sa première lettre avec ses salutations, le 24 juin 1932, en commençant ainsi : « Mon premier salut est une prière. Notre Société n'est plus dans les mains expertes et saintes du Bienheureux Don Bosco, de Don Rua, de Don Albera, de Don Rinaldi : aidez-moi à obtenir du Seigneur qu’entre les mains de votre nouveau Recteur Majeur, ne s'affaiblissent pas la ferveur de son zèle ni le rythme de son expansion. »[10]

Le P. Ricaldone présente ses excuses de n'avoir pu écrire plus tôt son affectueux et paternel souvenir même si sa pensée a immédiatement rejoint tous les confrères ; mais le Chapitre Général et les affaires urgentes à traiter avec les Provinciaux, en plus du voyage à Rome, l'en ont empêché. Il remercie pour les vœux très cordiaux reçus et accompagnés de la promesse de prières à ses intentions, d'observer fidèlement les Constitutions et de rester fortement attachés à l'esprit du bienheureux Don Bosco.

En date 24 août 1952, le Père René ZIGGIOTTI rédige sa première lettre en disant avoir attendu la fin du Chapitre Général XVII et la clôture des fêtes des 15 et 16 août, avec les nouvelles professions en souvenir de la naissance de notre bien-aimé Père et Fondateur, « avant de vous envoyer ma première lettre que je confie à la spéciale protection de notre Mère, la Très Sainte Vierge Marie Auxiliatrice, au jour béni de sa commémoration mensuelle. »[11]

Le Recteur Majeur remercie ensuite pour les vœux qui lui ont été envoyés à l'occasion de sa nomination et assure tous et chacun de son souvenir dans la prière, particulièrement ceux, parmi la grande quantité de lettres reçues, à qui sa réponse ne serait pas arrivée.

Plus bas, il raconte aux confrères le moment de son élection, ce 1er août. « Il était environ 13 heures, ce jour-là ; une fois complétés les longs préparatifs nécessaires, le serment des électeurs et le scrutin solennel, il revint à votre pauvre serviteur l'honneur incomparable pour un Salésien d'assumer la très lourde responsabilité de devenir le cinquième successeur de Saint Jean Bosco. Je ne vous dis pas, très chers Confrères, ma confusion et ma joie tout à la fois, en me voyant applaudi, fêté, embrassé, avec une émotion visible, par tous les membres du Chapitre Général, et en particulier par plusieurs de mes anciens Supérieurs et camarades bien-aimés, par les Anciens et par les jeunes, qui voyaient la fin de la période de deuil et le début du nouveau Rectorat. »[12]

Le Père Louis RICCERI écrit ses premières paroles en tant que Recteur Majeur, en les datant du jour qu'il appelle « glorieux anniversaire », le 16 août 1965, en disant : « Je me présente pour la première fois à vous en un jour si cher à notre cœur de fils. C'est aujourd'hui le 150ème  anniversaire de la naissance de notre très tendre Père. »[13]

Il raconte ensuite l'émotion qu'il a éprouvée en célébrant la Sainte Messe dans l'église inférieure du Temple du Colle, entouré des Supérieurs, avec le P. Ziggiotti, le P. Antal, les Mères du Conseil Général des Filles de Marie Auxiliatrice, des Confrères, des Novices, des Consœurs, des Coopérateurs, des Anciens Élèves, des Dévots et Amis de Don Bosco. Cette messe télévisée était retransmise en « Eurovision » pour des millions de personnes dans onze pays. La pensée du nouveau Recteur Majeur s'envolait de par le monde, en contraste avec ce très humble coin de terre inconnu, le hameau natal qui vit naître notre Père, cent cinquante ans auparavant. Son esprit était fixé sur  la Sainte Providence et lui faisait entonner le Magnificat du plus profond de son cœur.

Plus loin, sous le titre de « Motifs de confiance », il affirme : « Certes, en regardant Don Bosco, et ses Successeurs également, je ressens toute ma petitesse et combien il est inadéquat de me mettre dans leur sillage. »[14] Le P. Ricceri déclare qu'un certain réconfort, face au sentiment de sa petitesse, lui est procuré en pensant qu'il a été appelé à cette place dans la Congrégation à travers le vote exprimé par les Capitulaires. Et si le Seigneur emprunte des chemins différents de ceux des hommes, Il a disposé qu'il soit appelé, lui, à gouverner la Congrégation. « Faisons ensemble sa volonté ; à moi, il ne reste plus qu'à être un instrument toujours plus docile, bien que modeste, entre les mains du Bon Dieu. »[15]

Autre motif de réconfort pour lui : l’affectueuse et sincère charité ainsi que la grande confiance de ceux qui entourent le nouveau Recteur Majeur pour l’aider, le réconforter et être, en vrais fils et frères, ses collaborateurs cordiaux et efficaces.

Enfin, il manifeste son cœur de père quand il dit : « De mon côté, je désire vous dire à cœur ouvert que je me sens au service de chacun de vous avec un cœur de père. L'autorité, j'en suis profondément convaincu, aujourd'hui spécialement, n'est pas un exercice de pouvoir mais l'exercice de la charité qui devient service, comme celui qu'un père et une mère rendent à leurs enfants. (…) Je voudrais, en un mot, faire sentir à chacun de vous mon désir le plus vif, ma volonté d'être et de me montrer toujours père ; c'est pourquoi je prie instamment Don Bosco et Don Rinaldi de me donner quelque chose de leur cœur. »[16]

En la solennité de l'Annonciation, le 25 mars 1978, le PèreEgidio VIGANÒ écrit sa première lettre aux confrères en leur disant : « Je vous salue avec joie et espérance, et je désire partager fraternellement avec vous quelques pensées de mon cœur. (…) Il y a quelques mois, la Providence a bouleversé mon existence avec le fait de ma désignation comme votre Recteur Majeur. La conscience des graves responsabilités inhérentes à ce "service de famille" devient désormais une habitude pour moi ; c’est un service qui exige une véritable paternité spirituelle en profonde syntonie avec Don Bosco. »[17]

Puis le P. Viganò souligne la certitude que le Seigneur l’aide, cependant, à percevoir la beauté et l'abondance de grâce de ce service et, en particulier, l'aide maternelle de Marie qui accompagne ce ministère, avec la joie de pouvoir entrer en communion avec chacun des confrères et avec chaque communauté pour réfléchir et croître ensemble dans la gratitude et la fidélité.

Et pour lui-même, il s’exprime ainsi : « Je voudrais avoir le style doux et pénétrant de Don Bosco, et l'immédiateté de communion que possédaient ses autres successeurs ; mais à défaut d'affabilité et de simplicité, qu'il y ait au moins la sincérité et la solidité. »[18]

Il revint au Père Juan Edmundo VECCHI, en tant que Vicaire, de transmettre le message d'espérance en souvenir du Père E. Viganò, après la mort de celui-ci, survenue le 23 juin 1995. Après le départ serein du septième successeur de Don Bosco, le P. Vecchi guida la Congrégation vers la célébration du CG 24 qu’il lança le 18 février 1996 avec la session d'ouverture et qu’il clôtura le 21 avril, déjà comme Recteur Majeur.

Voilà pourquoi il est compréhensible qu'ayant assumé le gouvernement de la Congrégation préalablement au Chapitre, sa première lettre, le 8 septembre 1996, sur l'Exhortation Apostolique «Vita consecrata », il n'ait fait aucune référence au début de son service comme Recteur Majeur. En ce sens, il y a une différence par rapport à toutes les situations précédentes.

Enfin, le Père Pascual CHÁVEZ, élu Recteur Majeur au CG 25, commence sa première lettre à tous les confrères, un certain temps après la clôture du Chapitre qu'il qualifie comme une forte expérience spirituelle salésienne. À ce moment-là, les documents capitulaires sont déjà arrivés dans les Provinces, et le nouveau Recteur Majeur désire, écrit-il, se mettre « en contact avec vous à travers cette première lettre circulaire. Écrire des lettres a été la forme apostolique utilisée par saint Paul pour surmonter la distance géographique et l'impossibilité d'être présent au milieu de ses communautés pour accompagner leur vie. Analogiquement, les lettres du Recteur Majeur entendent traduire également sa proximité avec les Provinces à travers la communication, en partageant l’activité de la Congrégation et en éclairant la vie et la pratique éducative et pastorale des communautés. »[19]

La lettre est datée de la veille de l'Assomption de Marie et à deux jours de la date qui rappelle la naissance de Don Bosco. Le P. Pascual souhaite y exprimer son désir de se faire proche de tous : « Je ne vous cache pas qu'il me plairait d'être auprès de vous et de partager votre travail actuel et vos plus beaux rêves ; je sens particulièrement au fond de mon cœur le désir de prier pour chacun de vous. Que le Seigneur vous remplisse de son Don par excellence, l'Esprit Saint, pour qu'il vous renouvelle et vous sanctifie à l'image de notre Fondateur. »[20]

Après avoir exprimé ce désir, le P. Pascual manifeste son intention de vouloir parler à la Congrégation, dans cette première lettre, de la sainteté, non pas tellement comme s'il s'agissait d'un petit traité mais plutôt pour la présenter comme un don de Dieu et une urgence apostolique.

2. UN PRÉSENT À VIVRE DANS LA FOI, AVEC ESPÉRANCE, AVEC RÉALISME ET EN MARCHANT ENSEMBLE

En toute sincérité, je peux vous dire, chers Confrères, que j'ai été très ému à certains moments en parcourant ces éléments de l’histoire de notre Congrégation. Ce parcours, après le 31 janvier 1888 où Don Bosco nous a quittés, m’invite (et je crois qu'il nous invite) à un vif Remerciement pour tout ce qu'a été notre histoire. Une histoire qu'il ne servirait à rien de contempler avec triomphalisme mais que nous devons lire, au contraire, avec un regard de Foi, qui nous parle de la manière dont le Seigneur a voulu écrire de belles pages en faveur des jeunes, par l'intermédiaire de tant de confrères qui nous ont précédés.

En pensant à ma pauvre personne, je peux vous dire que je voudrais pour moi-même – afin de mieux servir la Congrégation et la Famille Salésienne dont nous faisons partie – tous et chacun de ces traits les plus particuliers qui ont distingué chacun des Recteurs Majeurs précédents, dans leur contexte théologique, social et de développement de la Congrégation.

On ne peut pas exprimer en quelques lignes le chemin parcouru dans notre Congrégation. Il faudrait toute une publication historique très soignée ; mais, de toutes façons, même les historiens de notre Congrégation admettront que l'on peut parler de temps ainsi dénommés : temps de Fondation, de Consolidation et de Structuration (avec une forte croissance et une forte expansion), de Révision Postconciliaire et de Définition Théologique, de Projection Pastorale de la Mission, et l'étape de l'Identité Salésienne et de Radicalité Évangélique de notre vie de Personnes Consacrées. Tout cela, s’entend, enrichi de beaucoup de mises en évidence et d'options faites par les Chapitres Généraux et que les différents Recteurs Majeurs feront leurs par la suite.

Le patrimoine reçu est beau et très riche ; il rend plus grande notre responsabilité devant le Seigneur, devant Don Bosco et aussi devant ceux qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes dans les époques précédentes.

Vous vous demanderez peut-être comment je me situe face à cette réalité et quel programme d'animation et de gouvernement on entrevoit. Eh bien, je peux personnellement partager avec vous ce que j'ai dit le 25 mars. Voici ce que je ressens actuellement :

▪  Du point de vue de la foi, je m'abandonne au Seigneur.

▪  Parce que je sais que je ne suis pas seul, vu qu'on expérimente vraiment un vécu de cette « force intérieure » qui vient de l'Esprit (« Ma grâce te suffit » - 2Co 12,9), qui est présence de la Mère (« Fils, voici ta mère » - Jn 19,27…). Et je ne suis pas seul parce qu'on expérimente la communion fraternelle et l'aide de la part des Confrères Salésiens (de vous qui m'entourez au quotidien, et de vous qui vivez dans de nombreuses parties du monde comme autant de « Don Bosco aujourd'hui » pour les jeunes qui vous attendent). Et je ne suis pas seul parce qu'on expérimente aussi la chaleur affective et les attentions que je reçois dans notre Famille Salésienne.

▪  Et je vis en portant les jeunes dans mon cœur. Je le sens très vivement, et d'une manière particulière les plus pauvres, les plus défavorisés, les derniers.

Quant au Programme d'Animation et de Gouvernement du Sexennat, il est défini d'une manière splendide par le CG 27, et je ne doute pas que tout ce que nous pouvons vouloir ne soit contenu dans ce programme, d'une manière ou d'une autre.

Voici le programme du Sexennat :

▪ Continuer à prendre soin de notre Identité charismatique en pleine fidélité à Don Bosco, une identité nouvelle dans ses formes et dans ses expressions, à deux cents ans de sa naissance, mais identique dans la pureté et l'essentiel de son charisme, que nous avons reçue en héritage.

▪ Garantir, partout dans notre Congrégation, notre condition de Personnes Consacrées, comme des hommes qui choisissent vraiment de demeurer dans la Trame de Dieu en étant mystiques dans notre quotidien.

▪ Se soucier de la réalité humaine, affective et vocationnelle de chaque confrère et de nos communautés. Rêvons vraiment l’Utopie d’une Fraternité irrésistible provenant de l'Évangile.

▪ Témoigner de façon plus éloquente et évidente de la sobriété et de la simplicité de notre Vie, de notre Pauvreté qui est Travail et Tempérance.

▪ Vivre, dans toutes ses conséquences, l’option pour les jeunes les plus pauvres. Avec humilité, sans aucun triomphalisme, mais comme à l'époque de Don Bosco, on doit nous reconnaître principalement dans ces options, ces décisions et ces actions.

▪ Et nous ne faisons pas cela tout seuls. Nous faisons partie d'une grande Famille Salésienne qui doit, elle aussi, croître en identité et appartenance ; et nous disposons de la grande force d'un laïcat bien formé et engagé dans la Mission Partagée. Je traduis par une expression personnelle ce qu'a exprimé le CG 24, il y a dix-huit ans : Aujourd’hui, la mission partagée avec les laïcs n'est plus optionnelle, elle est une exigence charismatique.

3. EN APPARTENANT DAVANTAGE À DIEU

Je dois vous avouer, chers Confrères, que des expressions comme Primat de Dieu, Mystiques dans l'Esprit, Trame de Dieu, Proximité de Dieu, Union avec Dieu, Chercheurs de Dieu… sont des expressions qui me touchent au plus profond de mon cœur ; et je me dis qu'il y a là quelque chose d'important, que là se trouve la clé, que tout le reste pour quoi nous dépensons tant d'énergies « nous est donné de surcroît », « tombe comme un fruit mûr », c'est-à-dire que c'est une conséquence, c’est garanti.

Je vous avoue en même temps très sincèrement une crainte que j'ai éprouvée de la même manière durant mes années de service comme Provincial : je sens bien qu'en parlant de cela, il peut y avoir des confrères qui prennent purement et simplement leurs distances, qui qualifient cela « a priori » comme une théologie dépassée, un paradigme qui « ne dit plus rien », « qui est désormais hors saison »… Et pourtant, ces mêmes expressions se retrouvent dans des lieux les plus divers, dans des écrits théologiques et dans des revues d'actualité où l'on sent le pouls de la vie religieuse.

Dans notre CG 27, en recueillant l'expérience de toute la Congrégation, le diagnostic parmi nous coïncidait et avec d'autres regards.

Je crois vraiment, chers Confrères, que la vie spirituelle doit être en première place[21], une vie spirituelle qui est avant tout recherche de Dieu dans le quotidien, au milieu de ce que nous faisons, de nos occupations. Et je dis cela parce que pour nous, comme ce le fut pour Don Bosco dans sa recherche du meilleur pour ses jeunes, pour leur salut, et pour toute la vie religieuse aujourd'hui, l'élément fondamental de la vie spirituelle a été, continue d'être et sera la personne du Seigneur Jésus et son message. En définitive, la place centrale de Jésus-Christ dans notre vie. Il se peut également que cela n'ait jamais été mis en doute, mais ce n'est pas la même chose que d’en faire l’élément vital et le critère de sa propre vie.

Notre vie religieuse – car nous ne devons pas oublier que notre vie n'est pas seulement vie salésienne mais vie religieuse comme Salésiens consacrés – ne trouve pas sa raison d'être dans ce que nous faisons, ni même dans nos façons de nous organiser, ni dans l'efficacité de nos programmes et de nos planifications. Ou bien notre vie religieuse comme personnes consacrées nous fait devenir signe (communauté d'hommes croyants au service du Royaume) ou bien nous courons le risque de nous préoccuper davantage de notre force (si tant est que nous en ayons) que du message de Dieu.

Le risque inhérent à toute vie religieuse est de perdre la fraîcheur charismatique. Il est possible que les travaux, les activités, les obligations (pastorales ou non) nous accaparent beaucoup… et nous pouvons perdre la valeur symbolique de notre vie. Par exemple, lorsque je vois, comme cela m'est arrivé récemment, que dans un pays donné, avec de nombreuses œuvres salésiennes, nous sommes tout à fait reconnus pour nos œuvres sociales alors que notre condition de Salésiens comme personnes croyantes de vie consacrée jouit de peu d’estime, je dois vous avouer que je m'inquiète et je me demande : qu’est-ce que nous ne faisons pas bien ? de quoi ne réussissons-nous pas à témoigner ?

Pour cela… Quand nous nous demandons ce qui est essentiel dans notre vie, la voie est celle du retour à la rencontre avec Celui qui donne sens à chacun de nos instants ; celle qui nous fait nous demander pour quoi et pour qui nous faisons les choses, sur la base de quels critères nous faisons nos choix et nous vivons comme nous vivons.

Pour tout cela, nous pouvons dire que le noyau de notre identité et la raison d'être de notre vie religieuse est, en définitive, l'expérience de Dieu. Et la question sur la qualité de vie dans la vie religieuse devient, finalement, la question sur la qualité de cette expérience de foi[22]. Et c'est dans ce cadre et dans ce contexte que notre Chapitre, au numéro 32, souligne que, comme pour Don Bosco, pour nous aussi le primat de Dieu est le point d'appui qui rend raison de notre présence dans l'Église et dans le monde. Ce primat donne sens à notre vie consacrée, évite le risque de nous laisser absorber par l'activité et nous faire oublier d'être essentiellement « des chercheurs de Dieu » et des témoins de son amour au milieu des jeunes et des plus pauvres.

Nous devons donc, une fois encore, nous aider mutuellement à croire vraiment que c'est là, l'expérience de base de notre vie, expérimentant Dieu en nous ou, en termes théologiques, en vivant toute notre existence « en Dieu ». Chers Confrères, quels que soient les mots avec lesquels nous voulons l’exprimer, la racine de notre vie salésienne, comme de toute la vie consacrée, est mystique, car si ce qui nous soutient et nous met en mouvement n'est pas une expérience réelle et nourrissante du Seigneur, tout le reste ne nous mènera pas très loin. Et chaque jour, les fatigues, des personnalités brisées, les vides existentiels – même si l'on croyait vivre tout pour Dieu… et c'est ainsi que nous voyons fréquemment nos confrères –, tout cela constitue une preuve douloureuse mais irréfutable qu’il en est vraiment ainsi.

Veuille le Seigneur nous accorder le don d'être vraiment davantage « des chercheurs de Lui », en donnant une plénitude de sens à notre Être, avant tout, et à notre vivre et à notre agir, ensuite.

4. RENDONS RÉELLE L’"UTOPIE" DE LA FRATERNITÉ SELON L’ÉVANGILE

« Maison » et « famille » – lisons-nous au numéro 48 de notre CG 27 – sont les deux termes fréquemment utilisés par Don Bosco pour décrire l’« esprit du Valdocco » qui doit briller dans nos communautés.

L’Assemblée Capitulaire a fait une lecture ouverte à l’espérance mais réaliste aussi (avec ses ombres et ses lumières) de notre vie communautaire, dimension de notre vie qui, tout en pouvant avoir une grande force prophétique, est sûrement celle qui a la « santé la plus fragile » sur la carte de notre Congrégation.

Dans le document capitulaire, il est dit que depuis le CG 25, se développe l’engagement à vivre d’une manière plus authentique notre vie communautaire (n°8), même si l’on constate, sous prétexte de « respect » et de « tolérance », indifférence et insouciance envers le confrère (n°9). La vie commode et l’activisme amènent à considérer le temps consacré à la communauté comme un temps « volé » à la « sphère privée » ou à la mission (n°9). Si nous répondons avec difficulté à l’appel de Dieu de façon radicale, cela est dû en partie à une faible conviction … pour réaliser la communion en communauté (n°36).

En même temps, et avec un regard positif et plein d’espérance, nous reconnaissons que la vie de communauté est une manière possible de faire l’expérience de Dieu. Vivre la « mystique de la fraternité » est un élément essentiel de notre consécration apostolique (n°40).

Et vivre la spiritualité de la communion… et construire la communauté suppose de passer de la vie en commun à une communion de vie (n°45).

Nous trouvons ces constatations – et d’autres encore – dans la réflexion capitulaire que, sans aucun doute, nous sommes en train de lire et de méditer. Je ne m’attarde pas plus sur ce point. Il n’est pas nécessaire de recourir à d’autres citations pour montrer toute une mosaïque de lumières et d’ombres. La question, à la lumière de notre CG 27, est celle-ci : que devons-nous soigner, que devons-nous changer, que devons-nous continuer à faire ou que devons-nous abandonner pour que notre vie communautaire ait réellement toute la force d’attraction que possède la Fraternité vécue selon l’Évangile, jusqu’à être d’un attrait « irrésistible » ?

La vie communautaire a certainement, comme l'a écrit un auteur, « l'enchantement de ce qui est difficile et de ce qui est possible, de la grâce et de la faiblesse. C'est seulement avec la grâce de Dieu que l'on demeure en communauté et que l'on approfondit cette expérience… Et c'est une pénitence et une ascèse qui purifient et nous exercent à la collaboration, à la participation et à la communion. Mais c'est aussi, et surtout, un enchantement. On est en communauté pour être heureux et ils sont nombreux, ceux qui y réussissent (…) Et si l'on veut parler de l'enchantement de la vie communautaire, il faut dire un mot sur les limites de l'amour fraternel. Cela suppose la présence, l'affection réciproque et la correction fraternelle, l'attention des uns pour les autres, l'aide mutuelle ; en définitive, l'amour fraternel dans toute son ampleur. Le cœur demande et exige. La vie communautaire de l'avenir sera fraternelle ou ne sera pas du tout[23]. Voilà l'un des ingrédients que les candidats d'aujourd'hui recherchent le plus, et ce n'est pas ce qu'ils trouvent en majorité. » [24]

Cette dimension de la vie religieuse a aujourd'hui, indubitablement, une grande force de témoignage. Comme dans une grande partie de nos contextes sociaux, il existe, à côté de réalités positives, une incommunicabilité croissante, un isolement, un individualisme en augmentation et une solitude qui, dans de nombreuses cultures, est la grande maladie de notre temps, ainsi que sa sœur jumelle, la dépression. Le témoignage des communautés religieuses, même des nôtres, devrait constituer une véritable annonce de l'Évangile, une bonne nouvelle, une authentique provocation ou interpellation.

C'est pour cela, je vous l'avoue, que face à la pauvre réalité de beaucoup de nos présences, une de mes plus grandes inquiétudes est de penser, voir, imaginer, communiquer entre nous de quelle façon nous pouvons marcher dans la bonne direction. Mes chers Confrères, notre communion de vie est tant de fois sacrifiée à d'autres choses ! Je me demande, par exemple, pourquoi nous qui devrions être des experts en humanisme, surtout par notre condition d'éducateurs des jeunes, nous avons à côté de nous, dans nos communautés, et parfois au réfectoire ou dans des chambres contiguës, des confrères blessés dans leur cœur, rongés par la solitude et la désillusion, des frères qui ont voulu être heureux comme Salésiens et qui ne le sont pas. Il est vrai que ce n'est pas là, toute la réalité de notre Congrégation, au contraire même. Cependant c'est aussi une réalité bien présente et un seul cas devrait nous suffire, un seul confrère blessé, pour que saigne un peu le cœur de tous. Dans notre cas, je crois que l'on pourrait qualifier de péché si en paroles, en actes ou par des silences, nous répondions comme Caïn à la question du Seigneur : « "Où est ton frère Abel ?" Caïn répondit : " Je ne sais pas. Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ?" » (Gn 4,9). Oui, nous le sommes ! Non pas des gardiens mais des personnes qui prennent soin de lui.

Notre grand défi, chers Confrères, pour chaque Provincial, chaque Conseil, chaque Directeur et chaque Confrère dans chacune des communautés du monde salésien est celui-ci : faire de notre communauté un véritable espace de vie de communion. Comment passer d'une vie en commun avec des temps fixés, réglementés, planifiés – qui peuvent certainement nous aider – à une vie de communion ? Cela supposera, sans aucun doute, une conversion personnelle et donc communautaire ; il faudra un engagement affectif et effectif pour réaliser cette intention. Il s'agit d'un processus qui requiert de notre part d'admettre que chacune des étapes de notre vie est une opportunité de croître, pour nous ouvrir à la nouveauté d'une rencontre plus authentique avec les Confrères, avec la force que donne Dieu, pour rendre plus visible sa présence parmi nous.

5. AVEC LES JEUNES, POUR LES JEUNES « NOS PATRONS »

     L’expression n'est pas de moi mais de Don Bosco qui l'employait fréquemment : « Les jeunes sont nos patrons » [25]; et, face à eux, il a toujours adopté une attitude d'authentique serviteur.

     C'est fascinant, chers Confrères, tout ce que nous avons comme documents écrits au patrimoine de notre Congrégation, par Don Bosco lui-même et jusqu'à aujourd'hui, en rapport avec notre priorité : les jeunes et spécialement les plus pauvres. C’est dû au fait que nous avons cela vraiment dans notre cœur, dans notre ADN, comme je l'ai dit plusieurs fois. Et c’est dû aussi au fait que, parfois, nous devons nous le rappeler pour que soit plus évidente notre prédilection pour ces jeunes, nous le rappeler et le rappeler à d'autres pour ne pas l'oublier.

     Don Bosco, nous rappelle le CGS 20 lui-même, a donné une consigne très spéciale parmi les souvenirs aux premiers missionnaires, consigne qui conserve sa pleine actualité pour nous tous : « Faites en sorte que le monde sache que vous êtes pauvres dans le vêtement, la nourriture, le logement, et vous serez riches devant Dieu et deviendrez patrons du cœur des hommes. »[26]

    

     Il en a été ainsi tout au long de l'histoire de notre Congrégation. Dès lors, à la lumière du CG 27, chers Confrères, et avec une option décidée pour être serviteurs des jeunes, cette option pour les jeunes, et spécialement pour les plus pauvres, devient, doit devenir de façon impérative, l'effort maximum et le trait distinctif de la Congrégation pendant ce Sexennat, avec un sens profond de Dieu, et être une véritable prophétie de la fraternité. De la sorte, notre option pour les plus défavorisés sera tellement évidente qu'il n'y aura plus besoin de paroles pour l'expliquer. « Le monde vous recevra avec plaisir tant que notre sollicitude s'adressera directement aux enfants les plus pauvres, les plus en danger de la société. Voilà quelle est pour nous la véritable aisance que personne viendra nous ravir. »[27]

     L'option pour les pauvres sera, de cette manière, la version la plus évangélique de notre vœu de pauvreté ; elle nous aidera sûrement à surmonter l'inclination si naturelle, pour nous autres humains, personnes et institutions, à nous associer au pouvoir et aux puissants, à avoir et posséder à l’excès, inclination totalement contraire à l'Évangile et à la pratique de Jésus.

     Mes chers Confrères, notre récent Chapitre Général affirme que nous voulons être une Congrégation de pauvres et pour les pauvres, parce que, comme Don Bosco, nous croyons que ce doit être notre manière de vivre avec radicalité l'Évangile, et la manière d'être plus ouverts aux exigences des jeunes. En affirmant cela, le Chapitre ne le voit pas comme une simple suggestion pour les Salésiens les plus sensibles ou un peu plus généreux, mais il l’inscrit dans la perspective d’un authentique exode à opérer dans notre vie.[28] Ce doit être quelque chose d'essentiel pour notre être de Salésiens de Don Bosco, et ce qui doit tenir à cœur à chaque Salésien. Exception faite pour les Confrères qui ne se sentent pas capables – parce que quelque chose ne va pas bien dans leur vie – et qui pourront alors compter sur notre esprit fraternel et notre aide. Mais il ne devrait jamais s'agir d'une option pour la tiédeur, pour la médiocrité dans le dévouement ou pour fuir l'option en faveur des plus pauvres. Et cela devrait être encore moins le cas d'un garçon, d'une fille, d’un adolescent ou d’un jeune obligé de quitter la maison de Don Bosco parce qu'il ou elle ne disposerait pas de ressources économiques pour payer ceci ou cela.

     Sans doute quelqu'un pensera-t-il qu'il s'agit de quelque chose de beau mais d'irréalisable ; quelqu'un dira peut-être que nous devons soutenir des écoles, supporter des dépenses. Et moi je leur dis qu'avec une option généreuse et claire, en recherchant des aides, en créant des bourses d'études, avec la capacité que nous avons certainement de générer des solidarités quand il s'agit d'aider ceux qui possèdent moins, nous pourrons faire réellement en sorte qu'une maison salésienne ne soit jamais inaccessible pour ceux qui possèdent moins (qu’il s'agisse d'une école, d'un oratoire-patronage, d'un foyer, d'un centre de jeunes…). Je voudrais rappeler ce que j'ai déjà dit dans ma conclusion au Chapitre Général : Ce sont les jeunes, spécialement les plus pauvres, qui nous sauveront. Ils sont un don pour nous, Salésiens ; ils sont vraiment « notre buisson ardent » devant lequel nous devons ôter nos sandales[29]. C'est la clé de notre paternité comme éducateurs, donneurs de vie, jusqu'à donner notre vie, la livrer pour les derniers puisqu'en répondant à l'appel du Seigneur, nous avons décidé de la donner. Si nous avons été capables du « plus » (notre « oui » pour toute la vie) ce n'est pas pour rester dans le « moins », en n’étant une alternative pour personne, signe de rien.

     Je suis convaincu – sans connaître encore toute la Congrégation – que le dévouement et la générosité qui y existent sont très grands ; mais ce qui est bien centré en Dieu et dans les derniers ne peut pas nous tranquilliser et compenser notre absence des réalités auxquelles nous ne répondons pas comme Don Bosco le ferait aujourd'hui. C'est dans ce sens que j'encourage tous les Confrères à nous mettre dans une véritable attitude de conversion à Dieu, aux frères et aux jeunes, comme le demande le CG 27.

     Soyons pour les jeunes de vrais pères et de vrais frères, comme l'a été Don Bosco et comme l'a rappelé, en son temps, Jean-Paul II, quand il nous a dit, au CG 23 : « Qu’au centre de vos préoccupations, il y ait donc toujours les jeunes, espérance de l'Église et du monde, vers qui tous regardent avec confiance et anxiété à la fois. Dans les pays les plus riches, comme dans les pays les plus pauvres, soyez toujours à leur service ; soyez spécialement attentifs aux plus faibles et aux marginalisés. Apportez à chacun d‘eux l'espérance de l'Évangile, pour qu'il les aide à affronter la vie avec courage, en résistant aux tentations de l'égoïsme et du découragement. Soyez pour eux des pères et des frères, comme Don Bosco vous l’a enseigné. »[30]

6. CONGRÉGATION MISSIONNAIRE: QUAND LA  DIVERSITÉ EST RICHESSE

Sous ce titre ou épigraphe, je veux dire quelque chose de simple et clair : la dimension missionnaire fait partie de notre IDENTITÉ et la diversité culturelle, le multiculturalisme et l'inter- culturalisme sont une richesse vers où cheminer au cours de ce Sexennat.

Selon « Evangelii Gaudium  »[31], l'annonce de l'Évangile est mission pour tout le peuple de Dieu et annonce pour tous, là où « il n’y a plus ni Juif ni Grec… car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus » (Ga 3,28). Cela implique d’être ferment de Dieu au sein de l'humanité, une humanité et un Peuple de Dieu à de multiples visages, de multiples développements historiques et des cultures différentes où nous sommes tous des disciples missionnaires.

Le Pape lance un appel à l'Évangélisation de tous les peuples et nous tournons notre regard, toujours pour nous reconnaître dans notre identité, vers le caractère missionnaire de notre Congrégation. Don Bosco a voulu que la Société Salésienne fût décidément missionnaire. En 1875, dans le petit groupe des premiers Salésiens, il en choisit dix pour qu'ils aillent en Amérique. Avant sa mort, il avait déjà envoyé 10 expéditions missionnaires, et 153 Salésiens se trouvaient en Amérique au moment de sa mort, presque 20 % des Salésiens du moment, d'après l'annuaire de la Congrégation de 1888.

Cette identité missionnaire, conservée et soignée au fil des ans, a conduit le Chapitre Général Spécial à lancer un appel spécial que je voudrais renouveler aujourd'hui, au seuil du Bicentenaire de la naissance de Don Bosco et comme un hommage vivant à son égard. « Le Chapitre Général Spécial lance un appel à toutes les Provinces, même aux plus pauvres en personnel, pour que, obéissant à l'invitation du Concile et à l'exemple audacieux de notre Fondateur, elles contribuent avec leur personnel, de façon définitive ou temporaire, à l'annonce du Royaume de Dieu. »[32]

 

Je crois sincèrement, chers Confrères, que cet appel est aujourd'hui de pleine actualité dans la réalité de notre Congrégation. Lorsque je parle d'hommage à Don Bosco, au cours de la célébration du Bicentenaire de sa naissance, je ne le dis pas dans un contexte pur et simple de célébration ou pour faire des statistiques ; je le dis parce que je crois réellement – et cela a été la sensibilité du CG 27 – qu'une grande richesse de notre Congrégation est vraiment sa capacité missionnaire : même si nos forces sont efficaces où que nous nous trouvions, on a davantage besoin de nous dans les lieux d’évangélisation. En ce sens, je profite de cette occasion pour inviter tous les salésiens SDB – et j’étends de tout mon cœur mon invitation à toute la Famille Salésienne – afin qu’au moment opportun, l'Exhortation « Evangelii Gaudium  » soit lue, méditée et partagée. Elle nous fera sûrement beaucoup de bien ; en de nombreux endroits, elle n'est pas encore connue.

6.1 PARCE QU’IL Y A DES CHAMPS DE MISSION PASTORALE OÙ NOUS SOMMES TOUT À FAIT NÉCESSAIRES EN CE MOMENT…

            En ce sens, et pas seulement pour l'année 2015 mais pour tout le Sexennat, nous voulons traduire dans la réalité l'aide concrète à apporter à certaines zones de mission qui éprouvent une plus grande fragilité en ce moment, par exemple, entre autres :

-         Le travail missionnaire en Amazonie, spécialement à Manaus, Campo Grande et Venezuela…

-         Le travail missionnaire au Chaco Paraguayen.

-         Le travail missionnaire dans certaines régions de la Pampa et de la Patagonie Argentine.

-         La présence missionnaire dans des communautés de migrants aux États-Unis.

-         La présence missionnaire au Moyen-Orient, terriblement affligé, en plus, par différents conflits guerriers, comme nous le savons.

-         La présence missionnaire parmi les musulmans, de l'Afrique du Nord aux pays du Golfe Arabique ou au Pakistan…

-         La nouvelle présence missionnaire que réclame le Projet Europe et qui a beaucoup à voir avec les laissés-pour-compte, les derniers, attirés par les différentes migrations.

-         Renforcer les jeunes présences missionnaires de première Évangélisation en Asie et en Océanie : Mongolie, Cambodge, Bangladesh, Laos…

6.2. … ET PARCE QUE LA DIVERSITÉ EST RICHESSE

Plus d'une fois, dans ma vie salésienne, j'ai entendu dire par ceux qui avaient davantage de vocations que d'autres, dans leur pays ou leur Province, qu’ils n'avaient pas besoin d'aide puisqu'ils avaient des vocations en nombre suffisant. Mais c'est justement pour cela, et parce que la différence, la diversité, le multiculturalisme et l’inter-culturalisme sont une richesse, que cette aide s'avère chaque fois plus nécessaire, et également pour garantir l'identité du charisme salésien. Il ne faut pas que celui-ci soit d'une seule couleur et ce, afin de permettre l'échange mutuel de confrères pour quelques années entre les Provinces, de prêter temporairement des confrères aux Provinces les plus défavorisées, en plus de ceux qui se proposent comme missionnaires « ad gentes » en réponse à cet appel spécifique et à d'autres appels à venir. Et de cette manière, il est également possible de préparer les confrères, dans toutes les parties du monde, avec un regard plus global et universel. Salésiens de Don Bosco, même si nous avons une organisation juridique concrétisée par les Provinces, nous ne faisons pas profession pour demeurer en un lieu, une terre ou être d’une appartenance à un groupe. Nous sommes Salésiens de Don Bosco dans la Congrégation et pour la Mission, là où l'on a le plus besoin de nous et où nous pouvons servir.

J'ai bien conscience que ce message peut apparaître surprenant, mais nous devons rêver avec audace, chers Confrères, et ne pas avoir peur de la nouveauté, pour exigeante qu'elle soit, si elle est bonne en elle-même. Une concrétisation simple et immédiate de ce que je dis est, par exemple, la nécessité de préparer les jeunes Salésiens à l'apprentissage des langues ; plus on connaît de langues, et mieux c'est. Le temps a passé, que j'ai moi-même vécu, où apprendre une langue étrangère était considéré superflu ; et quant à aller dans le pays voisin, même si la frontière n'était qu'à cinquante kilomètres, c'était « aller à l'étranger », et l'on obtenait très difficilement les permissions nécessaires dans la Congrégation. Nous devons donc préparer nos nouvelles générations à l'apprentissage des langues et, parmi elles, celui de la langue italienne afin qu’avec le temps, l'accès aux sources et aux écrits originaux de notre Fondateur et de la Congrégation ne devienne pas quelque chose d'impossible à cause de l'ignorance de la langue.

C'est ainsi également que je désire souligner que nous ne devons pas avoir peur – ni être réticents  – d'envoyer nos jeunes confrères étudier en dehors de leur propre Province. On n'en aimerait pas moins son pays, ses racines et ses origines parce qu'on n’étudierait pas sur place ! Ce n'est pas vrai et on ne court aucun danger de perdre le sens de la réalité. Au contraire, on élargit beaucoup son regard et sa capacité de comprendre la diversité et la différence, chose essentielle dans notre monde d'aujourd'hui et de demain.

7. EN CÉLÉBRANT LE BICENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE DON BOSCO

Lorsque vous lirez cette lettre, nous aurons déjà inauguré l'année du Bicentenaire de la naissance de Don Bosco : le 15 août à Castelnuovo Don Bosco et le 16 août au Colle Don Bosco. Guidés par notre Recteur Majeur émérite, le P. Pascual Chávez, nous avons vécu un intense triennium de préparation dans toute la Congrégation, en approfondissant la réalité historique, la pédagogie et la spiritualité de notre Fondateur.

Il me semble opportun de dire que l'année de célébration que nous avons commencée a un double visage : un visage externe, plutôt public et officiel, et un visage intérieur, plus intime.

Ces deux cents ans qui nous séparent de la naissance de Don Bosco, qui a été suscité par l'Esprit Saint avec l'intervention de Marie (cf. C 1), sont une période suffisante pour voir et comprendre notre héritage. En premier lieu, la vie d'un homme de Dieu, un saint qui, avec un cœur de père, a vécu ce qu'il avait promis. « J'ai promis à Dieu que ma vie, jusqu'à son dernier souffle, serait pour mes pauvres garçons ».[33] Et nous avons hérité de la responsabilité de vivre et de réaliser l'authenticité d'un charisme qui est né non pas d'un projet humain mais de l'initiative de Dieu pour contribuer au salut de la jeunesse (cf. C 1).

Célébrer dans la société, dans les villes, avec le peuple de Dieu, le Bicentenaire de la naissance de Don Bosco nous permet de reconnaître ce que signifie avoir Don Bosco comme Père.

▪C'est une occasion pour nous sentir reconnaissants envers le Seigneur parce que, deux cents ans après la naissance de Don Bosco, nous nous trouvons ici, comme don de Dieu pour les jeunes. Une occasion pour reconnaître Dieu présent dans notre histoire puisque nous constatons que Lui (le Dieu de la Vie) nous a toujours précédés.

▪  C'est nous engager encore davantage avec la force de l'Évangile qui doit parvenir d'une manière spéciale aux jeunes et, parmi eux, aux humbles, à ceux qui, sans l'avoir mérité, ont été exclus de la fête de la vie.

▪  C'est un moment opportun pour dire de nouveau l'actualité d'un charisme qui se situe au centre des problèmes du monde d’aujourd’hui, d'une manière spéciale du monde des jeunes. Don Bosco continue à avoir aujourd'hui des mots et des propositions pour les jeunes du monde, puisque même si les situations et les contextes ont changé, cependant le cœur des jeunes, de chaque jeune, continue à battre de la même manière avec enthousiasme et soif d'ouverture à la vie.

▪ Le charisme salésien a été et est le cadeau que notre Dieu fait au monde en ayant choisi Don Bosco pour ce charisme. C'est pourquoi nous insistons avec conviction sur le fait que Don Bosco est un bien de l’Église et de toute l'Humanité.[34] Il s'est formé dans le temps, dès les premiers instants de son existence, dans les bras de Maman Marguerite, jusqu'à l'amitié avec de bons maîtres de vie ; et il s’est surtout formé dans sa vie quotidienne avec les jeunes qui, formant quotidiennement son cœur, l'ont aidé à être davantage à Dieu, davantage aux hommes et davantage aux jeunes eux-mêmes.

Célébrer le Bicentenaire dans l'intériorité de notre Congrégation et de notre Famille Salésienne signifie vivre ce que saint Paul recommande à Timothée en lui demandant qu'il « ravive le Don qu'il a reçu » (cf. 2Tm 1,6-8.13-14). Pour cela, chaque fois qu'un Salésien, un membre de notre Famille Salésienne vit en plénitude sa vocation, il est à son tour un don de Dieu pour le monde.

Célébrer le Bicentenaire dans l'intimité du foyer (comme doivent l'être toutes et chacune de nos communautés) veut dire nous laisser interpeller dans notre être et dans notre façon de vivre jusqu'à pouvoir nous dire, avec un regard limpide et transparent, que « la sainteté des fils soit la preuve de la sainteté du Père ».[35]

Cette célébration signifie également évoquer à nouveau les deux cents ans d'histoire d'hommes et de femmes qui ont donné leur vie pour cet idéal, tant de fois de façon héroïque, dans des conditions difficiles et parfois même extrêmes. C'est un trésor inestimable que seul Dieu peut apprécier à sa juste mesure et nous le Lui confions.

Nous sommes de ceux qui croient que cette fameuse année 1815, avec l’appel à la vie du petit Jean Bosco et son élection par le Seigneur, a été seulement le commencement d'une longue chaîne de témoins et que nous aussi, comme Don Bosco, nous voulons nous engager à aider à écrire l'avenir de la vie, une vie de croyants, une vie des jeunes – et parmi eux, les plus défavorisés – avec les couleurs de l'espérance.

Enfin, et brièvement pour ne pas m'étendre davantage, je désire souligner la singularité du charisme salésien dans notre caractéristique particulière connue comme Système Préventif, lequel est beaucoup plus qu'une méthode éducative. C'est une vraie et riche forme de spiritualité, une manière extraordinaire de concevoir le sens de la vie dans l'optique de Dieu, devenant ainsi un grand don de notre Congrégation et de notre Famille à l'Église. Mais j'écrirai plus longuement sur ce thème dans l’Étrenne, à la fin de l'année.

8. "PRENONS LA MADONE CHEZ NOUS ". « Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui »» (Jn 19,27)

       J'ai voulu terminer cette première lettre circulaire avec les paroles mêmes du P. E. Viganò dans sa première lettre sur Marie qui renouvelle la Famille Salésienne de Don Bosco.[36] Le P. Viganò nous raconte que tandis qu'il écoutait, le soir du Vendredi Saint de cette année-là, le récit évangélique de la mort du Seigneur selon saint Jean, avec Marie et le Disciple au pied de la croix, il est resté particulièrement frappé, avec une conviction qui l'amène à dire : Oui ! nous devons nous répéter mutuellement comme programme pour notre renouveau l'affirmation de l'évangéliste : « Prenons la Madone chez nous ! ».

Don Bosco a eu une très vive conscience de la présence personnelle de Marie dans sa vie, sa vocation et sa mission apostolique. « La Très Sainte Vierge Marie est la fondatrice et sera le soutien de nos œuvres »[37] ; et nous Salésiens, comme partie de notre Famille Salésienne, nous sommes convaincus du rôle indiscutablement particulier que Marie a eu dans la vie de Don Bosco et de la Congrégation. Marie a été pour Don Bosco la Mère attentive de ses jeunes et leur éducatrice intérieure. Et elle a toujours été pour lui la Mère envers qui il a eu une dévotion tendre et virile, simple et vraie.

En même temps, Don Bosco, en vrai éducateur et catéchiste, a réussi de manière exceptionnelle à faire en sorte qu'à la maison, dans la maison de ses jeunes – le Valdocco – le climat de famille se soit toujours avéré entouré d'une présence maternelle : Marie.

Aujourd'hui, à deux cents ans de la naissance de Don Bosco, nous pouvons dire que la dévotion à Marie – pour nous surtout comme Auxiliatrice – s'avère de fait comme un élément constitutif du « phénomène salésien » dans l'Église, et fait partie inséparable de notre charisme : elle imprègne sa physionomie et lui donne vitalité.

Que Marie, qui est la Femme de l'Écoute, la Mère de la communauté nouvelle et la Servante des pauvres, nous accompagne et nous bénisse. Nous nous adressons à Elle avec la prière même du Pape François[38]:

Étoile de la nouvelle évangélisation,
aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion,
du service, de la foi ardente et généreuse,
de la justice et de l’amour pour les pauvres,
pour que la joie de l’Évangile
parvienne jusqu’aux confins de la terre
et qu’aucune périphérie ne soit privée de sa lumière.

Mère de l’Évangile vivant,
source de joie pour les petits,
prie pour nous.
Amen. Alléluia !

Je vous salue fraternellement et avec affection.

                               Angel Fernández Artime, sdb

                                                                                               Recteur Majeur



[1]  Lettere Circolari di Don Michele Rua ai Salesiani, Direzione Generale Opere Don Bosco, Torino,1965,p.25

[2]  Ibidem, p.26

[3]  Ibidem, p.27

[4]  Lettere Circolari di Don Paolo Albera ai Salesiani, Direzione Generale Opere Don Bosco, Torino, 1965, p.6

[5]  Ibidem, p.8

[6]  Ibidem, p.13

[7]  Ibidem, p.13

[8]  Atti del Capitolo Superiore della Pia Società Salesiana, Anno III,  n°14, 1922, p.4

[9]  Ibidem, p.4-5

[10]  Atti del Capitolo Superiore della Società Salesiana, Anno XIII, n°58, 1932, p.2

[11]  Atti del Capitolo Superiore della Società Salesiana, Anno XXXII, n°169, 1952, p.2

[12]  Ibidem,p.3

[13]  Atti del Capitolo Superiore della Società Salesiana, Anno XLVI, n°262, p.2

[14]  Ibidem, p.4

[15]  Ibidem, p.5

[16]  Ibidem, p.5

[17]  Atti del Consiglio Superiore della Società Salesiana, Anno LVII, 1978, n°289, p.3

[18]  Ibidem, p.2

[19]  Atti del Consiglio Generale della Società Salesiana, Anno LXXXIII, n°379, p.3

[20]  Ibidem, p.4

[21]  CG27, Introduction, p.21, in  Jean Paul II, Vita consecrata, 93 : « La vie spirituelle doit donc être en première place… De cette option prioritaire, développée dans l'engagement personnel et communautaire, dépendent la fécondité apostolique, la générosité dans l'amour pour les pauvres, ainsi que la capacité de faire naître des vocations dans les nouvelles générations. »

[22]  La citation textuelle est la suivante : « Le noyau de l'identité et la raison d'être de la vie religieuse et de toute vie chrétienne, c'est l'expérience de Dieu. On peut parler d'expérience de Dieu, de foi radicale, de priorité absolue du Royaume de Dieu et de sa justice, de vivre la vie en clé eschatologique… Peu importent les noms. L'important est de bien tenir compte que cette expérience nucléaire est ce qui donne un sens à toute chose dans ce genre de vie, est ce qui donne une qualité de vie à ses membres et fait en sorte qu'il s'agit vraiment de vocation et non d'une simple profession. La question sur la qualité de vie dans la vie religieuse est la question sur la qualité de cette expérience de foi. » (Fernando PRADO (ed.), Adonde el Señor nos lleve, P. Claretiane, Madrid, 2004, 31. La traduction est de nous). 

[23]  C’est moi-même qui ai mis cette phrase en italiques car je lui accorde de l’importance. L’auteur ne l’a pas particulièrement mise en évidence.

[24]  J. M. ARNAIZ, !Que ardan nuestros corazones. Devolver el encanto a la vida consagrada!,  Publicaciones Claretianas, Madrid, 2007, 95

[25]  Chapitre Général Spécial Salésien, Rome, 1971, Actes n° 351

[26]  Ibidem, n° 597, citant MB XI, 389-390

[27]  Ibidem, n° 597, citant MB XVII, 272

[28]  Cf. CG25, n° 55. Les caractères gras sont de moi.

[29]  CG27, n° 52, citation d’Ex 3,2 et Evangelii Gaudium, 169

[30]  JEAN PAUL II, Discours aux Capitulaires, in CG23, n° 331

[31]  Cf. Evangelii Gaudium, 111, 115 et 120

[32]  CGS, n° 477

[33]  C 1, cf. MO, 16

[34]  Comme dit le Pape François dans Evangelii Gaudium, 130: « L’Esprit Saint enrichit toute l’Église qui évangélise aussi par divers charismes. Ce sont des dons pour renouveler et édifier l’Église. Ils ne sont pas un patrimoine fermé, livré à un groupe pour qu’il le garde ; (…) Un signe clair de l’authenticité d’un charisme est son ecclésialité, sa capacité de s’intégrer harmonieusement dans la vie du peuple saint de Dieu, pour le bien de tous. »

[35]  Conseil donné par un brave et bon coopérateur et que Don Rua cite et écrit comme mot d’ordre dans sa lettre du 8 février 1888, huit jours après la mort de Don Bosco, lettre qu’il adresse aux Directeurs des maisons salésiennes pour leur communiquer les prières de suffrage à dire pour Don Bosco. Cf. Lettere circolari di Don Michele Rua ai salesiani, Direz. Generale Opere Don Bosco, Torino, 1965, p.14.

[36]  Actes du Conseil Général de la Société Salésienne, Année LVII, n° 289, p.4

[37]  Système Préventif. Règlements, n° 92

[38]  Evangelii Gaudium, 288

4. ACTIVITÉS DU CONSEIL GÉNÉRAL

4.1.  Chronique du Conseil Général

La session plénière estivale 2014, qui a commencé le 3 juin, a retenu les Conseillers jusqu’au 11 juillet 2014. Aux 30 réunions plénières, se sont ajoutées des rencontres de groupes ou de commissions pour l’étude des différents thèmes. Les Conseillers ont également participé à des rencontres d’animation, surtout celles qui se sont déroulées à la Maison Générale.
Comme toujours, pour les thèmes ou problèmes les plus importants pour l’animation et la conduite de la Congrégation, le temps nécessaire a été consacré aux pratiques ordinaires suivantes provenant des Provinces : nominations de membres de Conseils Provinciaux et approbation de nominations de Directeurs, ouvertures et érections canoniques de maisons et/ou pratiques économiques et administratives. L’on peut trouver ci-dessous un résumé des principaux thèmes de l’ordre du jour.

1. Nominations de Provinciaux

Durant cette session, huit Provinces ont vu la nomination de leur Supérieur. Le Conseil Général y a pourvu avec un discernement attentif, partant du résultat de la consultation effectuée dans la Province concernée. Voici, par ordre alphabétique, la liste des Supérieurs nommés au cours de la session : le P. Marco Biaggi, pour la Vice-province de Mozambique ; le P. Karol Maník, pour la Circonscription de l’Ukraine ; le P. Jorge Alejandro Molina Padilla, pour la Province de l’Équateur ; le P. Teo Montemayor, pour la Province des États-Unis Ouest ; le P. Hugo Orozco Sánchez, pour la Province de Guadalajara (Mexique) ; le P. Javier Ortiz Rodríguez, pour la Province de Bolivie ; le P. Armand Randimbisoa, pour la Vice-province de Madagascar ; le P. Eugenio Riva, pour la Vice-province « Marie, Siège de la Sagesse » (UPS) à Rome.

2. Thèmes étudiés et décisions opérationnelles

Au cours de la session, en plus des obligations vis-à-vis des Provinces et des Régions, le Conseil a abordé certains sujets se rapportant plus généralement au gouvernement et à l’animation de la Congrégation, avec une attention toute particulière au Projet d’Animation et de Gouvernement pour le Sexennat, et à l’étude du « Vade-mecum » pour la vie et l’action du Conseil lui-même. Quelques décisions opérationnelles n’ont pas manqué, liées à l’un ou l’autre des points examinés. Voici les principaux thèmes traités :

– L’Étrenne du Recteur Majeur pour l’année 2015. Au début des travaux de la session plénière, le Recteur Majeur a présenté les grandes lignes de l’Étrenne 2015 pour la Famille Salésienne : « Comme Don Bosco : avec les jeunes, pour les jeunes ». L’Étrenne se veut plus un message de communion qu’un programme pastoral ; elle veut aider à vivre l’Année du Bicentenaire avec un cœur salésien, avec les jeunes et pour les jeunes, en demeurant au milieu d’eux et en les impliquant.

Projet du RM et de son Conseil 2014-2020. Après les nominations des Provinciaux, le Conseil a consacré plusieurs séances à l’élaboration du Projet d’Animation et de Gouvernement du Recteur Majeur et du Conseil Général pour le Sexennat 2014-2020, Projet qui veut traduire en actes ce qui a été décidé par le CG 27, et ce, en se basant sur les critères suivants : aller à l’essentiel, en profondeur et de façon cohérente.

Projet Europe. Le Conseil Général a proposé comme hypothèse un processus pour l’élaboration du Projet Europe lors de la prochaine session plénière hivernale. Le processus inclut la vérification effectuée à la fin du Sexennat précédent avec les Provinciaux européens, dont il résulte que les trois secteurs indiqués ont été bien ciblés ; l’implication des Provinciaux d’Europe et de leurs Conseils, à travers un bref questionnaire, et c’est mieux encore si l’on implique également les Directeurs ; la présentation d’une synthèse des réponses lors de la rencontre des Provinciaux des 28-30 novembre 2014. Enfin l’élaboration du Projet du Recteur Majeur et de son Conseil pour le Projet Europe, en entendant particulièrement tous les Conseillers Régionaux pour la zone géographique concernée par l’envoi des missionnaires.

Vade-mecum pour la vie et l’action du Conseil Général. En plusieurs séances du Conseil, a été mis à jour le vade-mecum pour la vie et l’action du Conseil Général 2014 dans ses deux premières parties : « Le service de l’autorité dans la communauté mondiale » et « Rôles et fonctions de chaque Conseiller ». L’on a remarqué qu’au-delà de la formulation, une plus grande cohérence est nécessaire dans la manière de présenter chaque cas de figure. On a en outre noté la nécessité de décider à qui reviendra la formation des laïcs, thème jamais abordé de manière systématique et cohérente. La 3ème partie, « Éléments pratiques du travail du Conseil Général », sera prise en considération à la session plénière de décembre prochain, après avoir fait, durant cette période, l’expérience pratique de la manière de vivre et de travailler au Conseil.

– Coordination au sein du Conseil Général. Pour répondre à la décision du CG 27 sur la coordination au sein du Conseil Général, différentes journées d’étude ont été organisées par le Vicaire du Recteur Majeur avec les Conseillers des Secteurs et avec les Conseillers Régionaux, et dans les séances plénières ensuite. Il est
apparu que, pour arriver à la coordination, il est nécessaire de tenir compte de différents temps : le premier temps concerne le vade-mecum pour la vie et l’action du Conseil Général ; le second est l’élaboration du Projet d’Animation et de Gouvernement du Recteur Majeur et du Conseil pour le Sexennat ; le troisième regarde les calendriers du Conseil Général qui comportent différentes rencontres reliées entre elles et coordonnées.

  • Formation des nouveaux Provinciaux. Il a été débattu sur les différentes expériences et les différentes suggestions dont il faut tenir compte dans le programme, dans la méthodologie et dans l’évaluation, après le premier cours pour les nouveaux Provinciaux, qui se déroulera en décembre prochain.

 

  • Secrétariat pour la Famille Salésienne. À deux moments différents, le Conseil Général a réfléchi sur la constitution du Secrétariat pour la Famille Salésienne, en cherchant à bien déterminer auparavant les tâches, le profil du responsable du Secrétariat et la durée de la nomination. L’étude sera reprise au cours de la prochaine session hivernale.

– Étude des Régions au Conseil intermédiaire. Au cours de la session, le Conseil Général a ébauché la question de l’évaluation de la Région et des Provinces au Conseil intermédiaire, car cela semblait être un travail répétitif, vu que cette évaluation est requise à l’occasion de la préparation du Chapitre Général, en vue de la Visite d’Ensemble, de la Visite Extraordinaire et pour la nomination d’un Provincial. Le sujet sera repris lors de la prochaine session plénière hivernale.

– Approbation du Bilan consolidé 2013. Au cours de la session, le Conseil Général – sur présentation de l’Économe Général – a examiné et approuvé, aux termes des Règlements Généraux, le Bilan consolidé au 31 décembre 2013 de la Direction Générale Œuvres Don Bosco.

Distribution « Fonds Missions ». Après avoir revu les critères de distribution, le Conseil Général a pris en considération et a approuvé les propositions de la Commission pour la distribution n° 154-juin 2014, des aides du « Fonds Missions ». Il s’agit de fonds provenant des Procures Missionnaires pour de nombreux projets et interventions dans la Congrégation.

Parmi les moments significatifs de cette session, rappelons en particulier :

  • La rencontre des Conseils Généraux des Salésiens de Don Bosco et des Filles de Marie Auxiliatrice, le jeudi 19 juin 2014, à la Maison Générale des FMA. On y a discuté de l’Outil de travail du CG 23 des FMA, des Actes du CG 27 des SDB et des engagements et perspectives pour le Bicentenaire de la naissance de Don Bosco.

5. DOCUMENTS ET NOUVELLES

5.1 Message d’Ouverture de l’Année de célébration du Bicentenaire de la naissance de Don Bosco  

Message du P. Ángel Fernández Artime, Recteur Majeur, pour l’Ouverture de l’Année du Bicentenaire de la naissance de Don Bosco, le 16 août 2014 à Castelnuovo Don Bosco.

Il y a 199 ans, un jour comme aujourd'hui, précisément sur ces mêmes collines, venait au monde un enfant, Jean Melchior Bosco, fils d'humbles paysans.
Aujourd'hui, voulant lancer le Bicentenaire de cet événement historique, nous rendons grâce à Dieu pour son admirable intervention dans l'Histoire, et plus concrètement encore dans cette histoire commencée sur les collines des Becchi.
Le premier article des Constitutions de la Congrégation Salésienne dit explicitement : « Humblement et avec action de grâce, nous croyons que la Société de saint François de Sales est née, non d'un simple projet des hommes, mais par l'initiative de Dieu (...). L'Esprit Saint suscita, avec l'intervention maternelle de Marie, saint Jean Bosco. Il forma en lui un cœur de père et de maître, capable de se donner totalement (…). L'Église y a reconnu l'action de Dieu, surtout en approuvant nos Constitutions et en proclamant saint notre Fondateur. »
Le charisme salésien est un don que Dieu, à travers Don Bosco, a fait à l'Église et au Monde. Il s'est formé dans le temps, depuis l’époque où Jean se tenait assis sur les genoux de Maman Marguerite, puis à travers l'amitié de bons éducateurs et particulièrement ensuite dans sa vie quotidienne au milieu des jeunes.
Aujourd'hui, nous nous trouvons ici comme Famille de Don Bosco, Famille Salésienne, entourés de nombreuses Autorités civiles et ecclésiastiques, d'Amis de Don Bosco et de jeunes. Sur ces mêmes collines qui l'ont vu naître, nous proclamons le début des célébrations de ce Bicentenaire de la naissance de notre « père et maître ». Cet anniversaire aura comme point d'arrivée, après trois ans de préparation et un an de célébrations, la date du 16 août 2015 ; nous fêterons alors les deux cents ans de sa présence dans l'Église et dans le monde entier, pour le bien des jeunes.
Le Bicentenaire de la naissance de saint Jean Bosco est une année jubilaire, une « année de Grâce », que nous voulons vivre comme Famille Salésienne avec un sentiment de reconnaissance envers le Seigneur, avec un sens d'humilité mais aussi de grande joie. Et nous sommes bien conscients que c'est le Seigneur qui nous a bénis avec ce très beau Mouvement spirituel apostolique fondé par Don Bosco, sous la conduite de Notre Dame Auxiliatrice. Ce Mouvement, nous l’appelons aujourd'hui « Famille Salésienne ».
C'est une année jubilaire pour plus de trente groupes qui font déjà partie de notre grande Famille et pour beaucoup d'autres qui, s'inspirant de Don Bosco, de son charisme, de sa mission et de sa spiritualité, espèrent venir vite en faire partie.
C'est une année jubilaire pour tout le Mouvement Salésien qui, de différentes manières, fait référence à Don Bosco avec ses propres initiatives, actions, propositions et qui, dans son propre chemin, partage la spiritualité et les efforts accomplis pour le bien des jeunes, particulièrement pour les plus défavorisés.
Ce Bicentenaire veut être pour nous tous, et en particulier pour le monde salésien, non seulement un temps de fête sans références extraordinaires mais une précieuse occasion qui nous est offerte pour regarder le passé avec reconnaissance, le présent avec espérance et pour rêver l'avenir de la mission évangélisatrice et éducative de notre Famille Salésienne. Et il nous offre l’occasion de rêver cet avenir avec une force et une nouveauté évangéliques, avec courage et un regard prophétique, en nous laissant guider par l'Esprit qui nous accompagnera toujours dans la recherche de Dieu.
Nous croyons que ce Bicentenaire sera vraiment l'occasion d'un vrai renouveau spirituel et pastoral pour notre Famille ; il sera une occasion pour rendre plus vivant le charisme et rendre plus actuel Don Bosco, ainsi qu'il l'a toujours été pour les jeunes. Nous croyons que ce sera une opportunité pour vivre avec une conviction et une force renouvelées la Mission qui nous a été confiée, toujours pour le bien des enfants – garçons et filles –, des adolescents et des jeunes du monde entier, particulièrement ceux qui en ont le plus besoin, les plus pauvres et les plus fragiles.
Le Bicentenaire sera également un temps où, comme Famille Salésienne, nous continuerons, à l'exemple de Don Bosco, notre chemin vers les périphéries physiques et humaines de la société et des jeunes.
Comme cela s'est déjà produit avec Don Bosco, l'année du Bicentenaire que nous célébrons, et le chemin ultérieur que nous devrons parcourir, devront être pour nous tous, Famille Salésienne, un temps où apporter avec une grande humilité ce qui fait partie de notre essence charismatique : notre engagement à lire les réalités sociales, surtout celles des jeunes, qui nous impliquent aujourd'hui. Et notre engagement doit se vivre avec des intentions claires, en faveur des jeunes marginaux ou en risque de le devenir ; avec notre foi et notre pleine confiance en eux, en tout garçon et en toute fille, en leurs possibilités et capacités ; avec la certitude que leur cœur est bon, quel qu'ait été leur passé. Et nous avons à leur faire savoir l'opportunité qu'ils ont d'être propriétaires et protagonistes de leurs rêves, en restant à leurs côtés, s'ils nous le permettent, pour pouvoir développer au maximum leurs talents ainsi que leur vocation pleinement humaine et chrétienne.
Enfin, ce Bicentenaire doit évoquer aussi le souvenir de tant de femmes et d'hommes qui ont participé avec une grande passion à ce projet – commencé par Dieu en Don Bosco – même jusqu’à donner héroïquement leur vie pour cet idéal, dans des conditions également difficiles et extrêmes, typiques de certains pays du monde. Et c'est pour cela que ces personnes sont une gloire, un inestimable trésor dont Dieu seul connaît la vraie valeur.
Forts de ces convictions, nous nous sentons plus incités non seulement à admirer Don Bosco, non seulement à percevoir l'actualité de cette très grande figure, mais aussi à sentir très fortement l'inéluctable engagement à l’IMITER. Il est celui qui, depuis ces collines où nous nous trouvons, est arrivé jusqu'à la périphérie du Valdocco, ainsi qu’à la périphérie rurale de Mornèse, pour étendre, lui et d'autres personnes avec lui, le désir de chercher le bien des jeunes afin que chacun de ces garçons et filles pût être heureux maintenant et pour l'Éternité.
De cette colline des Becchi, nous déclarons donc ouverte l'année de la Célébration du Bicentenaire de la Naissance de Don Bosco.
Que Don Bosco, du haut du ciel, nous bénisse, nous donne la grâce de concrétiser notre engagement pour la jeunesse et fasse en sorte que notre rêve devienne réalité.
BON BICENTENAIRE À TOUS !

Père Ángel FERNÁNDEZ ARTIME, sdb
Recteur Majeur


5.2 Bulle Pontificale accordant l’Indulgence Plénière pour l’Année Bicentenaire de la naissance de Don Bosco

Texte en langue française de la Bulle Pontificale délivrée par la Pénitencerie Apostolique, par laquelle le Saint Père accorde l’Indulgence Plénière pour l’Année Bicentenaire de la naissance de Don Bosco, en des circonstances déterminées.

 

PÉNITENCERIE APOSTOLIQUE
Prot. N. 785/14/I

TRÈS SAINT PÈRE,

Francesco Maraccani, Procurateur Général de la Société de Saint François de Sales, sur mandat de Ángel Fernández Artime, Recteur Majeur, exprimant cordialement à Votre Sainteté des sentiments d'obéissance et de respect filial, vous informe avec respect que, le 16 août 2015, il y aura deux siècles qu’à Murialdo, dans la ferme dénommée « Les Becchi », près de Castelnuovo d’Asti, naquit saint Jean Bosco, de Francesco Bosco et Marguerite Occhiena, ses parents, de condition paysanne mais de très bonnes mœurs et de piété exemplaire. Peu après, Jean Bosco reçut le saint baptême, porte d'entrée et fondement des Sacrements. Après avoir vécu une enfance difficile, il fut ordonné prêtre, consacra toutes ses forces à l'éducation des adolescents, fondant la Société Salésienne et, avec la coopération de sainte Marie-Dominique Mazzarello, l'Institut des Filles de Marie Auxiliatrice, pour instruire la jeunesse dans le travail et la vie chrétienne.

Pour célébrer dignement cet heureux événement, consacré par une année jubilaire à saint Jean Bosco, Père et Maître de la Jeunesse, du 16 de ce mois d'août jusqu'au 16 août 2015, se dérouleront des célébrations spéciales et différentes initiatives spirituelles, afin de promouvoir une salutaire dévotion envers saint Jean Bosco chez les fidèles du monde catholique et pour que, avec son aide, leurs mœurs  soient toujours plus conformes au saint Évangile. Et afin qu’aux fidèles chrétiens qui participeront à ces célébrations soit appliqué plus abondamment le trésor de la grâce divine, le susdit Procurateur implore le don de l'Indulgence accordée pour les Jubilés.

En conséquence,

Le 8 août 2014

LA PÉNITENCERIE APOSTOLIQUE, par mandat express du Très Saint-Père François, accorde bien volontiers de célébrer une Année Jubilaire avec Indulgence Plénière qui, aux conditions habituelles (confession sacramentelle, communion eucharistique et prière aux intentions du Souverain Pontife) peut être gagnée par les membres de la Famille Salésienne et par tous les fidèles chrétiens qui font preuve d'esprit de pénitence et de charité. Ils peuvent également appliquer  cette Indulgence comme suffrage aux âmes du Purgatoire, s'ils participent pieusement à une célébration liturgique en l’honneur de saint Jean Bosco ou, au moins, s'ils prennent un temps convenable de réflexion spirituelle devant une relique ou une image du Saint, se terminant par la Prière Dominicale [Notre Père], le Symbole de la Foi [Credo], et des invocations à la Vierge Marie et à saint Jean Bosco :

I.   Le 31 janvier 2015, solennité de saint Jean Bosco, et le 16 août 2015, jour même du bicentenaire.

II.  Chaque fois qu'ils prennent part en groupe à un pèlerinage spirituel :
a)  au Temple consacré par Dieu et dédié à saint Jean Bosco, à Castelnuovo Don Bosco, sur le « Colle Don Bosco » (situé précisément dans la cité natale du Saint) ;
b) au Temple dédié à la Bienheureuse Vierge Marie Auxiliatrice à Turin : saint Jean Bosco a fait construire ce sanctuaire, élevé à la dignité de Basilique Mineure en 1911 ; sa dépouille mortelle est conservée dans ce sanctuaire qui est comme le centre spirituel de l'ensemble de l'Institution Salésienne.

Les fidèles chrétiens, empêchés par l'âge ou la maladie grave, pourront également gagner l'Indulgence Plénière si, regrettant intérieurement toute forme de péché et ayant l'intention d'accomplir, dès que possible, les trois conditions habituelles, dans une attitude respectueuse devant une image de saint Jean Bosco, ils s’unissent à des célébrations ou visites jubilaires, dans leur maison ou un autre lieu où ils se trouvent empêchés, et récitent les prières indiquées ci-dessus en offrant leurs souffrances ou leurs malaises.

Et afin de pouvoir bénéficier plus facilement de cela, pour obtenir le pardon divin par le ministère de l'Église, à travers la charité pastorale, cette Pénitencerie demande instamment aux prêtres Salésiens, pourvus des facultés nécessaires pour les confessions, d’offrir promptement et généreusement leurs services pour la célébration du sacrement de la Pénitence et d’apporter souvent la Sainte Communion aux malades.

La présente disposition sera valable durant toute l'Année Jubilaire de saint Jean Bosco. Nonobstant toute chose contraire.

                                                                   S.E.R. Mauro Card. Piacenza
                                                                   Pénitencier Majeur
Krzysztof Nykiel
Régent

 

 


5.3 Décret d’érection canonique de la Province salésienne « Saint Jacques le Majeur » – Espagne

Prot. 101/2014

DÉCRET
D’ÉRECTION CANONIQUE DE LA PROVINCE SALÉSIENNE
« SAINT JACQUES LE MAJEUR » DE MADRID – ESPAGNE

Le soussigné, P. Ángel FERNÁNDEZ ARTIME, Recteur Majeur de la société salésienne de Saint Jean Bosco, dont le siège est à Rome (Italie), Via della Pisana, 1111,

  • considérant la situation des présences et des œuvres salésiennes dans le centre et le nord-est de l’Espagne, réparties dans les trois Provinces suivantes : « Saint François Xavier » avec siège à Bilbao, « Saint Jacques le Majeur » avec siège à León et « Saint Jean Bosco » avec siège à Madrid,
  • après avoir entendu les trois Provinciaux et leurs Conseils respectifs, et tenant compte des résultats de la consultation réalisée auprès des confrères des trois Provinces,
  •  sur la base de l’article 156 des Constitutions,
  • ayant obtenu le consentement du Conseil Général en date du 26 janvier 2011, aux termes des articles 132 §1,1 et 156 des mêmes Constitutions ;

établit par le présent DÉCRET:

I. l’ÉRECTION CANONIQUE de la PROVINCE SALÉSIENNE « SAINT JACQUES LE MAJEUR », avec siège à Madrid, maison « Marie Auxiliatrice », domiciliée  Marqués de la Valdavia, 2 (28012 Madrid), y intégrant les Provinces précédentes dénommées : « PROVINCE SAINT FRANÇOIS XAVIER ou de BILABAO », « PROVINCE SAINT JACQUES LE MAJEUR ou de LEÓN », «PROVINCE SAINT JEAN BOSCO ou de MADRID ».

II.  En conséquence directe de ce qui est établi ci-dessus, SONT DÉFINITIVEMENT SUPPRIMÉES en tant qu’Unités Administratives et à tous les effets, les Provinces précédentes désormais unifiées, c’est-à-dire : la « PROVINCE SAINT FRANÇOIS XAVIER ou de BILBAO », la « PROVINCE SAINT JACQUES LE MAJEUR ou de LEÓN » et la « PROVINCE SAINT JEAN BOSCO ou de MADRID ».

III.  La restructuration ci-dessus indiquée implique une simple modification organique et fonctionnelle de ce que les Maisons et Communautés géraient dans les Provinces intégrées et supprimées en vertu du présent Décret. En conséquence, à partir de la date de l’entrée en vigueur de ce Décret, dépendront et feront part de la nouvelle Province Salésienne « SAINT JACQUES LE MAJEUR » les Maisons et Communautés suivantes :
Alcalá de Henares, « San Diego » - Allariz, « Sacré Coeur de Jésus » - Aranjuez, « Saint Ignace de Loyola » - Arévalo, « Saint Jean Bosco » - Astudillo-Residencia, « Sainte Marie » - Avilés, « Saint Dominique Savio » - Azkoitia, « Saint Joseph » - Barakaldo, « Saint Paulin de Nole » - Barakaldo-Cruces, « Saint Jean Bosco » - Bilbao- Deusto, « Marie Auxiliatrice » - Bilbao-Deusto, « Saint Jean Bosco » - Bilbao-Maison Provinciale, « Bienheureux Michel Rua » - Burgos, « Saint François de Sales » - Burgos-Scolasticat de Philosophie, « Saint Jean Bosco » - Burgos-Polytechnique, « Saint Ignace de Loyola » - Burgos-Residenza, « Saint Jean Bosco » - Cambados, « Notre Dame de la Merci » - Ciudad Real, « Saint Thomas de Villeneuve » - Donasti-San Sebastián, « Marie Auxiliatrice » - Fuenlabrada, « Saint Joseph » - Guadalajara, « Saint Joseph » - La Coruña- Calvo Stelo, « Saint Dominique Savio » - La Coruña - S.J. Bosco, « Saint Jean Bosco » - León-Maison Provinciale, « Saint Jacques le Majeur » - León-Centre Don Bosco, « Saint Joseph Ouvrier » - León-La Fontana, « Sacré Coeur de Jésus » - Logroño-Collège, « Saint Dominique Savio » - Logroño-Los Boscos, « Saint Jean Bosco » - Lugo, « Marie Auxiliatrice » - Madrid- Atocha, « Saint François de Sales » - Madrid-Atocha, « Saint Jean Bosco » - Madrid-Carabanchel, « Bienheureux Michel Rua » - Madrid- Carabanchel, « Sacré Coeur de Jésus » - Madrid-Maison Don Bosco, « Saint Jean Bosco » - Madrid-Maison Provinciale, « Marie Auxiliatrice » - Madrid, « Saint Dominique Savio » - Madrid-Estrecho, « Saint Jean Baptiste » - Madrid-Extremadura, « Saint Michel Archange » - Madrid-Puente de Vallecas, « Notre Dame de l’Assomption » - Madrid-Procure, « Saint François Xavier » - Madrid-Résidence, « Bienheureux Michel Rua » - Mohernando-El Encinar, « Notre Dame des Douleurs et Saint Michel » - Ourense, « Marie Auxiliatrice » - Oviedo, « Saint Jean Bosco » - Pamplona-Collège, « Saint Jean Bosco » - Parla, « Christ Libérateur » - Puertollano, « Saint Jean Bosco » - Rentería, « Saint Jean Bosco » - Salamanque, « Marie Auxiliatrice » - Salamanque, « Saint Joseph » - Santander, « Marie Auxiliatrice » - Santander- Nueva Montana, « Saint Jean Bosco » - Saint Jacques de Compostelle, « Saint Jean Bosco » - Soto del Real, « Notre Dame du Pilar » - Urnieta-Collège, « Saint Joseph Ouvrier »  - Urnieta-Pake Leku, « Saint Thomas d’Aquin » - Valladolid, « Marie Auxiliatrice » – Vigo-Collège, « Marie Auxiliatrice » (Saint Matthias) - Vigo-Paroisse, « Marie Auxiliatrice » - Vigo, « Saint Roc » - Villamuriel, « Saint Jean Bosco » - Vitória, « Saint François Xavier » - Zamora, « Marie Auxiliatrice ».

IV. À partir du 7  juin 2014, le P. Juan Carlos Pérez Godoy, Provincial de la PROVINCE SALÉSIENNE « SAINT JACQUES LE MAJEUR » de Madrid, est expressément autorisé à représenter le Recteur Majeur dans les démarches nécessaires pour mettre en application les dispositions indiquées dans le présent Décret, auprès de tout Organe Administratif et/ou Judiciaire de l’État Espagnol, des Communautés Autonomes ou des Entités Locales de l’État.

 V. Il est également établi ce qui suit :

1. Appartiennent à la Province « Saint Jacques le Majeur », érigée par ce Décret, les Salésiens qui, à la date de sa constitution canonique, vivent et travaillent dans les maisons et/ou les communautés salésiennes précédemment énumérées. Dans chaque cas, cette appartenance est temporaire pour ceux qui, selon accords passés entre les Provinciaux, prêtent temporairement une quelconque forme de collaboration dans ces Maisons et/ou Communautés.

2. En outre, appartiennent à la Province « Saint Jacques le Majeur » de Madrid, érigée par ce Décret, les Salésiens en formation des trois Provinces réunies et les autres Salésiens appartenant à ces Provinces et qui, au moment de la constitution canonique, se trouvent hors de la Province pour des raisons d’études, de santé, de travail ou pour tout autre motif.

3. Le patrimoine, les obligations et les droits correspondant aux Provinces supprimées (« Saint François Xavier » de Bilbao, « Saint Jacques le Majeur » de Léon, « Saint Jean Bosco » de Madrid) sont transférés à la Province érigée « Saint Jacques le Majeur » de Madrid, à partir du 7 juin 2014.

En conséquence de ce qui est établi ci-dessus, la « Province Salésienne Saint Jacques le Majeur », avec siège à Madrid, érigée par le présent Décret, se substitue dans la totalité des droits, actions, attentes, obligations, responsabilités et charges, aux Provinces ci-dessus mentionnées et supprimées, sans aucune réserve ni limite, restant en vigueur, en vertu de cette substitution, les droits et garanties de tiers, sans modifications ni charges.
En particulier, la « Province Salésienne Saint Jacques le Majeur », avec siège à Madrid, assume entièrement et sans réserve aucune, les engagements et les accords, encore en voie de définition ou d’exécution, déjà contractés par les précédentes Provinces supprimées, engagements inhérents aux objectifs de la Congrégation.
4. Sur la base des articles 155 des Constitutions et 114 des Règlements Généraux, participeront au Chapitre Général le Supérieur et trois Délégués élus parmi les Salésiens réunis en Chapitre Provincial.

VI.  Quant aux objectifs, organes de représentation, mode de fonctionnement et facultés de ces derniers organismes de représentation, demeure inchangé ce qui est établi par les Constitutions et les Règlements Généraux pour la Congrégation, les Provinces ainsi que pour les Maisons et/ou Communautés intégrées dans la réorganisation.

VII.  Pour le reste, doivent être appliquées les normes établies par les Constitutions et les Règlements Généraux..

VIII.  Le présent décret entrera en vigueur le 7 juin 2014.

Rome, le 24 mai 2014.

P. Ángel FERNÁNDEZ ARTIME
Recteur Majeur

P. Marian STEMPEL
Secrétaire Général

 

5.4 DÉCRET D’ÉRECTION CANONIQUE DE LA PROVINCE SALÉSIENNE « MARIE AUXILIATRICE » – DE SÉVILLE - ESPAGNE

Prot. 102/2014

DÉCRET
D’ÉRECTION CANONIQUE DE LA PROVINCE SALÉSIENNE
« MARIE AUXILIATRICE » DE SÉVILLE – ESPAGNE

Le soussigné, P. Ángel FERNÁNDEZ ARTIME, Recteur Majeur de la Société Salésienne de Saint Jean Bosco, dont le siège est à Rome (Italie), Via della Pisana, 1111,

  • considérant la situation des présences et des œuvres salésiennes situées sur le territoire du sud-est de l’Espagne, des Îles Canaries, des Îles Baléares et de la Principauté d’Andorre, actuellement réparties dans les trois Provinces « Notre-Dame de la Merci » avec siège à Barcelone, « Marie Auxiliatrice » avec siège à Séville, « Saint Joseph » avec siège à Valence,
  • après avoir entendu les trois Provinciaux et leurs Conseils respectifs, et tenant compte des résultats de la consultation réalisée auprès des confrères des trois Provinces,
  • sur la base de l’article 156 des Constitutions,
  • ayant obtenu le consentement du Conseil Général en date du 26 janvier 2011, aux termes des articles 132 §1,1 et 156 des mêmes Constitutions,

ÉRIGE CANONIQUEMENT

par le présent Décret, qui modifie les Décrets d’érection canonique du 20 janvier 1902, du 28 mai 1926 (n° 2308/26) et du 6 mai 2006 (n° 26/2006), la PROVINCE SALÉSIENNE d’Espagne dédiée à « MARIE AUXILIATRICE », avec siège à SÉVILLE, Maison « Très Sainte Trinité », résultant de l’unification des trois Provinces de Barcelone, de Séville et de Valence, comprenant donc toutes les maisons des Provinces citées ci-dessus, avec les confrères qui en font partie.

               Les Maisons de la nouvelle Province « Marie Auxiliatrice » sur le territoire d’Espagne, qui comprend les Régions ou Autonomies d’Andalousie, d’Aragon, des Îles Baléares, des Îles Canaries, de Catalogne, d’Estrémadure, de la Région de Murcie et de la Communauté Valencienne, de la Principauté d’Andorre, sont les suivantes :

Alcalá de Guadaira, « Notre-Dame del Aguila »- Alcoy-Juan XXIII, « Saint Joseph » - Alcoy-San Vicente Ferrer, « Saint Vincent Ferrier »- Algésiras, « Marie Auxiliatrice » - Alicante-Don Bosco, « Saint Joseph » - Alicante-Marie Auxiliatrice, « Marie Auxiliatrice » - Andorre la Vieille, « Saint Ermengol » - Antequera, « Sacré Cœur de Jésus » - Badajoz-Ramón Izquierdo, « Saint Jean Bosco » - Badalona, « Saint Dominique Savio » - Barcelone-Sud, « Madone de Montserrat » - Barcelone-Ville Sud, « Saint Bernard de Clairvaux » - Barcelone-Horta, « Saint Georges » - Barcelone-Martí Codolar, « Sacré Cœur » - Barcelone-Horta, « Saint Jean Bosco » - Barcelone-Rocafort, « Saint Joseph » - Barcelone-Sarriá, « Ange Gardien » - Barcelone-Sarriá, « Jésus Enfant » - Barcelone-Tibidabo, « Sacré Cœur de Jésus » - Burriana, « Saint Dominique Savio » - Burriana, « Saint Jean Baptiste » - Cabezo de Torres, « Sacré Cœur » - Cadix, « Saint Ignace » - Campano, « Saint Jean Bosco » - Carmona, « Très Saint Sacrement » - Carthagène, « Saint Jean Bosco » - Ciutadella, « Saint François de Sales »  - Cordoue-Collège, « Saint François de Sales » - El Campello, « Notre Dame de la Pitié » - Elche-San José, « Saint Joseph Ouvrier » - Elche-San Rafael, « Saint Raphaël  Archange » - Gérone, « Sacré Cœur » - Godelleta, « Sacré Cœur de Jésus » - Grenade-Chartreuse, « Notre Dame des Neiges »  - Grenade-Collège, « Saint Jean Bosco » - Huelva, « Christ Prêtre » - Huesca, « Saint Bernard » - Ibi, « Notre Dame des Marginaux » - Jaén, « Saint Jean Bosco » - Jerez de la Frontera-P. Torres Silva, « Saint Dominique Savio » - Jerez de la Frontera-Lora Tamayo, « Immaculée Conception » - La Almunia de Doña Godina, « Sacré Cœur de Jésus » - La Almunia de Doña Godina-Résidence, « Saint Jean Bosco » - La Cuesta, « Saint Jean Bosco » - La Línea de la Concepción, « Saint Jean Bosco » - La Orotava, « Saint Isidore l’Agriculteur” - La Palma del Condado, « Saint Dominique Savio » - Las Palmas, « Sacré Cœur de Jésus » de lai - Linares, « Saint Augustin » - Lleida, « Saint Michel Archange » - Málaga, « Saint Barthélemy » - Mataró, « Saint Antoine de Padoue » - Mérida, « Marie Auxiliatrice » - Montilla, « Saint  François Solano » - Monzón, « Saint Jean Bosco » - Morón de la Frontera, « Saint Jean Bosco » - Palma del Río, « Saint Louis, Roi » - Pozoblanco, « Saint Joseph »  - Puebla de la Calzada, « Marie Immaculée » - Ripoll, « Sainte Marie de Ripoll » - Ronda, « Sacré Cœur de Jésus » - Rota, « Notre Dame du Rosaire » - Sabadell, « Saint Jean Bosco » - San José del Valle, « Saint Raphaël »  - San Vicenç dels Horts, « Sacré Cœur » - Sanlúcar la Mayor, « Sacré Cœur de Jésus » - Sant Adriá de Besós, « Saint François d’Assise » - Sant Boi de Llobregat, « Saint Dominique Savio » - Séville-Maison Provinciale, « Très Sainte Trinité » - Séville-Collège Mayor, « Saint Jean Bosco » - Séville-Jésus Ouvrier, « Marie Auxiliatrice » - Séville-Triana, « Saint Pierre » - Séville-Trinité Écoles, « Très Sainte Trinité » - Séville-Trinité D. P. Ricaldone, « Très Sainte Trinité » - Terrassa, « Saint Dominique Savio » - Úbeda, « Saint Dominique Savio » - Utrera, « Vierge du Mont Carmel » - Valence, « Saint Antoine Abbé » - Valence-Sagunto, « Saint Dominique Savio »  - Valence-Saint J. Bosco, « Saint Jean Bosco » - Valence-San José, « Saint Joseph » - Villena, « Marie Auxiliatrice » - Saragosse , « Vierge du Pilar ».

Il est établi ce qui suit :

1. Appartiennent à la Province les confrères qui, à la date de l’érection canonique, vivent et travaillent dans les Maisons salésiennes de la liste ci-dessus. Cependant cette appartenance est temporaire pour ceux qui, selon accord passé entre les Provinciaux, prêtent temporairement un service de collaboration dans les Maisons de ces trois Provinces.

2. En outre, appartiennent à cette Province les confrères en formation des trois anciennes Provinces « Notre-Dame de la Merci » de Barcelone, « Marie Auxiliatrice » de Séville, « Saint Joseph » de Valence et les autres confrères incardinés dans ces mêmes Provinces et qui, à la date de l’érection canonique, se trouvent hors de la Province pour des raisons d’études, de santé, de travail ou pour tout autre motif.

3. Sur la base des articles 155 des Constitutions et 114 des Règlements Généraux, participeront au Chapitre Général le Supérieur et trois délégués élus par les confrères réunis en Chapitre Provincial.

Pour le reste, doivent être appliquées les normes établies par les Constitutions et les Règlements Généraux.

Le présent Décret entrera en vigueur le 7 juin 2014.

Rome, le 24 mai 2014.

P. Ángel FERNÁNDEZ ARTIME
Recteur Majeur

P. Marian STEMPEL
Secrétaire Général

 

5.5 Nouveaux Provinciaux

Voici (dans l’ordre alphabétique) quelques données sur les Provinciaux nommés par le Recteur Majeur, avec son Conseil, au cours de la session plénière estivale de 2014.

1. BIAGGI Marco, Supérieur de la Vice-province du MOZAMBIQUE.

Le P. Marco BIAGGI est le nouveau Supérieur de la Vice-province « Marie Auxiliatrice » du Mozambique. Il succède au P. Américo Chaquisse, élu par le CG 27 Conseiller pour la Région Afrique et Madagascar.
Né le 8 avril 1956 à Santa Barbara do Oeste (São Paulo, Brésil), Marco Biaggi a émis sa première profession salésienne le 31 janvier 1975. Profès perpétuel le 31 janvier 1981, il a été ordonné prêtre le 10 décembre 1983 dans sa ville natale. Après l’ordination, il a exercé un ministère éducatif et pastoral pendant quatre ans (1984-1988) à Piracicaba-Don Bosco ; il a ensuite été nommé Directeur de la maison de Cruzeiro où il est resté deux ans (1989-1990), pour passer – toujours comme Directeur – à Pindamonhangaba (1990-1995). Trois ans plus tard, le voici encore comme Directeur, à Lorena - S. Gioacchino, avant d’être nommé Économe Provincial et, en 2005, Provincial de la Province de São Paulo, Brésil. Ensuite, pendant deux ans (2012-2013), il a été Économe et Directeur de l’Oratoire dans la maison d’Americana, pour passer ensuite comme Directeur à Piracicaba-Don Bosco. On lui a confié actuellement la direction et l’animation de la Vice-province du Mozambique.

2. MANÍK Karol, Supérieur de la Circonscription spéciale de l’UKRAINE GRÉCO-CATHOLIQUE.

Pour la direction de la Circonscription « Marie Auxiliatrice » de l’Ukraine Gréco-Catholique, a été nommé Supérieur le P. Karol MANÍK qui succède au P. Onorino Pistellato. Karol MANÍK est né le 3 octobre 1967 à Prešov et devient Salésien le 31 janvier 1990, date de sa première profession. Profès perpétuel le 17 février 1995, il est ordonné prêtre le 12 août 1995.
Après l’ordination, le Père a travaillé pendant un an dans la maison de Bratislava-Mileticova (1995-1996) avant d’être destiné à la maison de Bratislava-Mamateyova, d’abord comme Vicaire ensuite comme Directeur (1998-2004).
En 2002, il a été appelé au Conseil Provincial. En 2005, il a été nommé Vicaire Provincial et, en 2008, Provincial de la Province de Slovaquie. Il assume aujourd’hui la direction de la Circonscription de l’Ukraine Gréco-Catholique.

3. MOLINA PADILLA Jorge Alejandro, Provincial de la Province de l’ÉQUATEUR.

Le P. Jorge Alejandro MOLINA PADILLA est le nouveau Provincial de la Province « Sacré-Cœur de Jésus » de l’Équateur.
Né le 2 novembre 1961 à Gualaceo (Azuay, Équateur), il est Salésien depuis le 4 octobre 1980, date de sa première profession. Profès perpétuel le 16 juillet 1986, il a été ordonné prêtre le 18 août 1991 à Cuenca.
Après l’ordination, le Père a travaillé pendant trois ans (1991-1994) comme Vicaire de la maison de Quito-Técnico, pendant deux ans (1994-1996) comme Économe du postnoviciat à Quito. De 1996 à 1998, il a été Conseiller dans la maison de Limón et, de 1999 à 2008, il a exercé la charge de Directeur et de Maîtres des novices à Cumbayá-Lumbisi, tout en étant également Économe de cette maison, pendant deux ans. Depuis 2008, il se trouve à la Maison Provinciale comme Vicaire Provincial. Il assume aujourd’hui la direction de la Province de l’Équateur.

4. MONTEMAYOR Ted, Provincial de la Province des ÉTATS-UNIS OUEST.

Le Recteur Majeur, avec son Conseil, a nommé le P. Ted MONTEMAYOR Provincial de la Province « Saint-André » des États-Unis Ouest, pour succéder au P. Timothy Ploch, élu par le CG 27 Conseiller pour la Région Interamérique.
Né le 13 décembre 1952 à Laredo (TX) aux États-Unis, Le P. Ted est Salésien depuis le 1er septembre 1972, date de sa première profession. Profès perpétuel, le 27 août 1978, il a été ordonné prêtre le 11 juin 1983 à Colombus.
Après son ordination et pendant deux ans (1983-1985), le voilà dans la maison d’Edmonton (Canada) et, de 1985 à 1991 à Bellflower-Saint John Bosco. De 1991 à 1998, il se trouve dans la maison de Rosemead comme Conseiller, pendant un an, et Vicaire pendant six ans. Il se rend ensuite à l’UPS (Rome) pour un cours de formation permanente. De retour dans la maison de Rosemead pour continuer sa fonction de Vicaire jusqu’en 2000, il est envoyé ensuite à Los Angeles. En 2002, il revient dans la maison de Rosemead et se voit nommé Directeur et Maître des novices. Depuis 2007 et jusqu’à sa nomination comme Provincial, il se trouve Bellflower-Saint Dominic Savio comme Vicaire de la communauté et Curé de la paroisse. Il a été Conseiller Provincial pendant dix ans : trois ans comme Vicaire Provincial et sept ans comme Conseiller. On lui a actuellement confié la direction et l’animation de la Province des États-Unis Ouest.

5. OROZCO SÁNCHEZ Hugo, Provincial de la Province de GUADALAJARA (MEXIQUE).

Le  P. Hugo OROZCO SÁNCHEZ est le nouveau Provincial de la Province « Christ Roi et Marie Auxiliatrice » de Guadalajara, au Mexique.
Né le 30 juin 1968 à San Luis Potosí (Mexique), il est Salésien depuis le 18 août 1989, date de sa première profession, après avoir effectué son noviciat à Chula-Vista. Profès perpétuel, le 10 septembre 1995, il a été ordonné prêtre le 15 mars 1997 à San Pedro Tlaquepaque.
Après son ordination et jusqu’en 2007, le Père réside dans la maison de Léon-Ciudad del Niño comme Vicaire pendant un an, comme Économe pendant cinq ans et comme Directeur pendant quatre ans. Pendant trois autres années (2007-2010), il est Directeur et Économe de la maison de Ciudad Juárez. En 2010, il est muté à la Maison Provinciale de Guadalajara. Depuis 2010 et jusqu’à sa nomination comme Provincial, il a été Conseiller Provincial, Délégué à la Formation et, pendant deux ans, Délégué à la Pastorale des Jeunes. Il assume actuellement la direction de la Province Guadalajara (Mexique).

6. ORTIZ RODRÍGUEZ Javier, Provincial de la PROVINCE DE BOLIVIE.
                                           
Le Recteur Majeur, avec son Conseil, a nommé le P. Javier ORTIZ RODRÍGUEZ Provincial de la Province « Notre-Dame de Copacabana » de Bolivie.
Né le 29 avril 1968 à Montero (Bolivie), Javier ORTIZ RODRÍGUEZ est Salésien depuis le 31 janvier 1989, date de sa première profession. Profès perpétuel le 31 janvier 1995, il a été ordonné prêtre le 30 août 1997 à Montero-La Floresta.
Après l’ordination, le Père se retrouve au postnoviciat de Cochabamba-Fatima (1997-2005), comme Vicaire (un an) puis Directeur (six ans). En 2005, il est nommé Directeur de la maison de Cochabamba-Quintanila et, en 2011, Directeur de la Maison Provinciale à Cochabamba, jusqu’à sa nomination comme Provincial. De 1999 à 2005, il a été Secrétaire Provincial et, pendant six ans (2005-2011) Conseiller Provincial, et Économe Provincial dans les trois dernières années. Pendant plusieurs années, il a été également responsable pour la Famille Salésienne, pour la Pastorale des Vocations, pour l’Éducation dans la Province et pour les Anciens Élèves. On vient de lui confier la responsabilité de la Province de Bolivie.

7. RANDIMBISOA Charles Armand, Supérieur de la VICE-PROVINCE DE MADAGASCAR.

Le P. Charles Armand RANDIMBISOA est le nouveau Supérieur de la Vice-province « Marie immaculée » de MADAGASCAR.
Né le 17 avril 1971 à Soatanana (Madagascar), le P. Charles Armand a émis sa première profession le 8 septembre 1995, après avoir effectué son noviciat à Ivato (Madagascar). Profès perpétuel, le 29 septembre 2002 à Fianarantsoa, il y a été ordonné prêtre le 16 mai 2004.
Après l’ordination, le Père réside pendant deux ans à Ambohidratrimo (2004-2006) et, en 2006, il est envoyé à la maison de Betafo comme Conseiller et Directeur de l’Oratoire. De 2010 jusqu’à sa nomination comme Supérieur de la Vice-province, il se trouve à Ambohidratrimo, Directeur de la maison et Maître des novices. Pendant deux ans (2007-2009), il a également été responsable des vocations dans la Vice-province. Il assume aujourd’hui la direction de la Vice-province de Madagascar.

8. RIVA Eugenio, Supérieur de la VICE-PROVINCE « Marie Siège de la Sagesse » à ROME (UPS).

Pour diriger la Vice-province « Marie Siège de la Sagesse » à Rome (UPS), le Recteur Majeur, avec son Conseil, a nommé le P. Eugenio RIVA.
Né le 29 décembre 1950 à Treviglio (BG), Italie, où les Salésiens gèrent une œuvre scolaire et oratorienne florissante, attiré par la vocation salésienne, le P.Eugenio a effectué son noviciat à Missaglia (CO), à la fin duquel il y a émis sa première profession le 16 août 1968. Après ses études philosophiques à Nave (BS) et son stage pratique, il a accompli ses études théologiques, couronnées par la licence. Profès perpétuel le 14 septembre 1974, il a été ordonné prêtre à Treviglio, le 27 mai 1978. Il a complété ses études, obtenant la licence en philosophie et l’habilitation à l’enseignement. Ses Supérieurs l’ont ensuite nommé professeur et formateur au scolasticat philosophique et pédagogique (postnoviciat) de Nave (BS) dont il a été le Directeur des Études pendant plusieurs années. En 1994, il a été nommé Directeur de la maison de Treviglio et, en 1997, Conseiller Provincial. En 1999, le Recteur Majeur, avec son Conseil, l’a nommé Provincial de la Province Lombardo-Émilienne, avec siège à Milan. Six ans plus tard, en 2005, il a de nouveau été envoyé à Nave comme Directeur. En 2006, le Recteur Majeur lui a confié l’animation et la direction de la Province de l’Italie Nord-Est. Au terme de ce sexennat, en 2012, il a encore été nommé Directeur au postnoviciat de Nave. On vient de lui confier la direction et l’animation de la Vice-province « Marie siège de la sagesse » à Rome (UPS).

 

5.6 Nouvel Évêque Salésien

1. OSTER  Stefan,  Évêque du Diocèse de Passau (Allemagne)

Le 4 avril 2014, la Salle de Presse du Saint-Siège a rendu publique la nomination, par le Pape François, du prêtre salésien Stefan OSTER comme Évêque du Diocèse de Passau ( Allemagne).
Le P. Stefan Oster est né le 3 juin 1965 à Amberg, dans le diocèse de Regensburg (Allemagne).
De 1984 à 1986, le futur Évêque a suivi une formation de journaliste et de rédacteur radio, activité qu’il a ensuite exercée dans différents journaux et stations de radio. En 1988, il a entrepris des études de Philosophie, d’Histoire et de Sciences Religieuses à Regensburg, Kiel, Keele en Grande Bretagne et Oxford où, en 1993, il a obtenu le «Master of Studies ». En 1994, il a obtenu le « Magister Artium » à Regensburg.
En 1995, il est entré au noviciat de Jünkerath (Allemagne) qu’il a terminé avec la profession religieuse, le 15 août 1996. Immédiatement après, il a commencé des études de théologie à Benediktbeuern. Profès perpétuel, le 24 juin 1999, il a été ordonné prêtre le 24 juin 2001 à Benediktbeuern. Docteur en Philosophie à la Faculté de Théologie de l’Université d’Augsburg (2003), il est nommé Professeur de Philosophie à l’École Supérieure des Salésiens à Benediktbeuern (2003-2009). Ayant obtenu l’Habilitation en Théologie Dogmatique à la Faculté de Théologie de Trier, le voilà Professeur Ordinaire de Dogmatique et d’Histoire du Dogme à Benediktbeuern, poste qu’il occupait au moment de sa nomination comme Évêque. Il est membre de la Commission pour les Vocations de la Conférence Épiscopale Allemande.

 

 

5.7 Confrères défunts (3ème liste 2013 et 1ère liste 2014)

« La foi au Christ ressuscité soutient notre espérance et maintient vivante la communion avec nos frères qui reposent dans la paix du Christ. Ils ont dépensé leur vie dans la Congrégation et plusieurs ont même souffert jusqu’au martyre, par amour du Seigneur. […] Leur souvenir nous stimule à poursuivre notre mission avec fidélité. » (C 94)

Défunts 2013 – 3ème liste
N.B. : Il s’agit d’une 3ème liste de défunts de 2013, parvenue après la publication de ACG n°417.

 

Q

Nom

Lieu

Date

Âge

Prov.

Confrères défunts (3ème liste 2013)

  1.  

P

Díaz Velásquez Rodrigo Alvaro

Bogotá (Colombie)

10.10.2013

90

COB

  1.  

P

FIRRONE Diego

Turin (Italie)

26.12.2013

95

ICP

  1.  

P

FLESSATI Renzo

Castelfranco Veneto (Italie)

21.12.2013

89

INE

  1.  

L

GOMEZ VALENCIA Julio

 Séville (Espagne)

27.12.2013

88

SSE

  1.  

P

MARCHIORI Giorgio

Venise – Mestre (Italie)

11.12.2013

74

INE

  1.  

P

O’MEARA Michael

Bolton (Grande Bretagne)

26.12.2013

81

GBR

  1.  

L

PINTON Bernardino

Rome (Italie)

30.12.2013

93

ICC

  1.  

L

PINZON GUERRERO Enrique

Malaga (Espagne)

27.12.2013

77

SSE

  1.  

P

ROSSI Adelmo

Arese (Italie)

18.12.2013

88

ILE

  1.  

P

SCHREURS Joseph

Caen (France)

17.12.2013

82

FRB

  1.  

P

SCHWIERZI Johannes

Delmenhorst (Allemagne)

24.12.2013

71

GER

  1.  

L

VIANELLO Antonino

Castello di Godego (Italie)

27.12.2013

92

INE

  1.  

P

VIVÈS Jean-Noël

Mulhouse (France)

22.12.2013

74

FRB

  1.  

L

ZUMBADO Benedicto

San José (Costa Rica)

09.11.2013

87

CAM

Confrères défunts (1ère liste 2014)

  1.  

P

ALBA MONTESINOS José

Séville (Espagne)

28.05.2014

92

SSE

  1.  

L

ALDASORO ALDASORO José Matías

Barcelone (Espagne)

13.06.2014

79

SMX

  1.  

P

ALFARO Rafael

Grenade (Espagne)

23.03.2014

84

SSE

  1.  

P

ALLEGRI Luigi

Turin (Italie)

21.01.2014

82

ICP

  1.  

P

AMARTINO Victor Celestino

Alta Grazia (Argentine)

14.01.2014

88

ARS

  1.  

P

APARICIO PERSONA Valentín

Granada (Colombie)

20.02.2014

87

COB

  1.  

P

Aronica Ferdinando

Messine (Italie)

09.04.2014

93

ISI

  1.  

P

BABIĆ Andrija

Cugovec (Croatie)

04.07.2014

66

CRO

  1.  

P

BADžgoň Milan

Nitra (Slovaquie)

21.05.2014

82

SLK

  1.  

P

BAGNARIOL Felice

Castelfranco Veneto (Italie)

12.09.2014

79

INE

  1.  

L

Barambio Perez Evelio

Elche (Alicante, Espagne)

12.08.2014

71

SMX

  1.  

P

BELLIDO ZILVETI David Gregorio

La Paz (Bolivie)

21.03.2014

55

BOL

  1.  

P

BERATZ Higino Luis

Bahía Blanca (Argentine)

06.09.2014

89

ARS

  1.  

L

BIKHO Paul

Calcutta (Inde)

23.02.2014

76

INC

  1.  

P

BLOGSLAWSKI Nelson

Viamão (Brésil)

20.04.2014

74

BPA

  1.  

P

BOBEL Wacław

Olsztyn (Pologne)

26.07.2014

81

PLE

  1.  

P

Bonjean Gerard

Duarte (U.S.A.)

14.03.2014

77

SUO

  1.  

P

BONNET René

Toulon (France)

21.06.2014

81

FRB

  1.  

P

BORTOLINI Alfredo

Fut Provincial pendant 8 ans

Campinas (Brésil)

22.05.2014

100

BSP

  1.  

P

BRANCHETTI Ermanno

Alassio (Italie)

19.06.2014

76

ICC

  1.  

L

BROJANIGO Egidio

Rome (Italie)

04.07.2014

102

RMG

  1.  

E

BUCCOLINI Alejandro Antonio

Fut Évêque de Río Gallegos pendant 13 ans

Buenos Aires (Argentine)

06.06.2014

84

---

  1.  

P

BUTTARELLI Silvio

L’Aquila (Italie)

30.07.2014

52

ICC

  1.  

P

Bwato Jean

Lubumbashi (R. D. du Congo)

24.03.2014

45

AFC

  1.  

P

CALVACHI Raimundo

Quito (Équateur)

27.04.2014

71

ECU

  1.  

P

CAROLLO Mario

Portici (Italie)

07.01.2014

88

IME

  1.  

P

CARRARO Bruno

Castello di Godego (Italie)

13.05.2014

90

INE

  1.  

P

CARREL Jude

Toulon (France)

11.04.2014

88

FRB

  1.  

P

Castellaro Ángel

Córdoba (Argentine)

17.07.2014

90

ARN

  1.  

L

CHIAROTTI Mario

Turin (Italie)

11.01.2014

91

ICP

  1.  

L

CHRISTI Santiago

Bahía Blanca (Argentine)

30.01.2014

85

ARS

  1.  

P

CODI Marino

Rome (Italie)

09.06.2014

92

ICC

  1.  

P

Cuevas Pablo

Medellín (Colombie)

11.08.2014

92

COM

  1.  

P

CURTO Dominic

Makati City (Philippines)

01.08.2014

92

FIN

  1.  

P

DE SÈZE Élie

Toulon (France)

08.09.2014

87

FRB

  1.  

L

DELA CRUZ Ramon

Calauan (Philippines)

01.03.2014

74

FIN

  1.  

P

DEREERE August

Sint-Denijs-Westrem (Belgique)

13.07.2014

81

BEN

  1.  

P

DESRAMAUT Francis

Toulon (France)

01.09.2014

91

FRB

  1.  

P

DÍAZ LEÓN Fernando

Séville (Espagne)

28.08.2014

78

SMX

  1.  

L

DIJKSTRA Antoon

Wijchen (Pays-Bas)

29.04.2014

79

BEN

  1.  

P

DONATO CODEVILA Roberto

Montevideo (Uruguay)

10.03.2014

85

URU

  1.  

L

FABBRONI Attilio

Secondigliano (Italie)

05.04.2014

88

IME

  1.  

P

FRANCHI Remo

Rome (Italie)

22.01.2014

80

ICC

  1.  

P

FRANCI Gaetano

Turin (Italie)

03.01.2014

87

ICP

  1.  

P

FREML Josef

Ostrava (République Tchèque)

23.07.2014

86

CEP

  1.  

L

GALATI Angelo

Messine (Italie)

07.03.2014

75

ISI

  1.  

P

GALLO Attilio

Hong Kong (Chine)

11.02.2014

93

CIN

  1.  

P

GARCíA Muñoz Francisco Javier

El Campello (Espagne)

23.02.2014

73

SVA

  1.  

P

GARCíA RAMPEREZ Ramón

La Havane (Cuba)

30.01.2014

67

ANT

  1.  

P

GARIGLIO Luigi

Turin (Italie)

09.09.2014

78

ICP

  1.  

P

GATTI Guido

Venise – Mestre (Italie)

05.01.2014

82

INE

  1.  

L

GHENO Raimondo

Brescia (Italie)

02.01.2014

97

ILE

  1.  

P

GIANI Arturo

Turin (Italie)

24.05.2014

87

ICP

  1.  

P

GOEMAERE Jaak

Kortrijk (Belgique)

01.01.2014

90

BEN

  1.  

P

GONZÁLEZ GARCía Miguel

Caracas (Venezuela)

15.03.2014

86

VEN

  1.  

L

GRAF José

Comodoro Rivadavia (Argentine)

08.05.2014

93

ARS

  1.  

P

GRASSL Friedrich

Klagenfurt (Autriche)

13.01.2014

74

AUS

  1.  

P

GROPPO Giuseppe

Rome (Italie)

03.02.2014

90

UPS

  1.  

P

Ho KUANG-LING Peter

Fut Provincial pendant 6 ans

Hong Kong (Chine)

31.03.2014

85

CIN

  1.  

P

Hofstetter Karl

Vöcklabruck (Autriche)

02.09.2014

78

AUS

  1.  

P

HOLZMANN Valentín

Santa Rosa (Argentine)

21.08.2014

89

ARS

  1.  

P

HUBLER Bernard

Mulhouse (France)

22.04.2014

73

FRB

  1.  

P

HUIJSDENS Ludovico

Bahia Blanca (Argentine)

21.03.2014

91

ARS

  1.  

P

IDOATE GORRIZ Jesús

Barcelone (Espagne)

05.09.2014

86

SMX

  1.  

P

JANIA Tadeusz

Cracovie (Pologne)

27.04.2014

85

PLS

  1.  

P

JEZIERSKI Stanisław

Ląd (Pologne)

17.06.2014

96

PLN

  1.  

P

JIMÉNEZ DIAZ Ildefonso

Ávila (Espagne)

11.02.2014

53

SMA

  1.  

P

JIMÉNEZ ROJAS Mario Alberto

Fut Provincial pendant 6 ans

Bogotá (Colombie)

03.05.2014

84

COB

  1.  

P

JUNG Jean-Pierre

Paris (France)

29.04.2014

86

FRB

  1.  

P

KACZMARZYK Mieczysław

Fut Provincial pendant 6 ans

Cracovie (Pologne)

13.01.2014

78

PLS

  1.  

P

KAIDATHARA Francis

Tiruchy (Inde)

10.09.2014

67

INT

  1.  

P

Karotemprel Sebastian

Shillong (Inde)

20.07.2014

82

INS

  1.  

P

KAWAI Tsuneo Paolo

Tokyo (Japon)

23.06.2014

68

GIA

  1.  

P

Kennedy Christopher

Makati City (Philippines)

13.03.2014

67

FIN

  1.  

P

KENNY Thomas

Blanchardstown (Irlande)

12.04.2014

83

IRL

  1.  

P

KOPECKÝ Jaroslav

Litomyšl (République Tchèque)

21.08.2014

90

CEP

  1.  

L

Lambrecht Juan

Bahía Blanca (Argentine)

19.08.2014

88

ARS

  1.  

P

LANDONI Luigi

Asti (Italie)

16.04.2014

76

ICP

  1.  

E

LEADEN Guillermo

Fut Évêque pendant 38 ans dont
17 ans Auxiliaire de Buenos Aires

Buenos Aires (Argentine)

14.07.2014

100

 

  1.  

L

LEE Aloysius

Hong Kong (Chine)

16.03.2014

80

CIN

  1.  

P

LIANG Vincent

Hong Kong (Chine)

15.07.2014

88

CIN

  1.  

P

LOMBARDI Domenico

Acquavona (Italie)

05.08.2014

64

IME

  1.  

P

ŁUCZAK Henryk

Wrocław (Pologne)

18.06.2014

70

PLO

  1.  

P

MAFFEZZONI  Francesco

Arese (Italie)

08.09.2014

78

ILE

  1.  

P

MANCINI Livio

Rome (Italie)

02.02.2014

87

ICC

  1.  

P

MANFREDONIA Taddeo

Salerno (Italie)

17.02.2014

87

IME

  1.  

P

MANISCALO Paul

San Francisco (U.S.A.)

12.08.2014

98

SUO

  1.  

P

MANZANO Gómez Julio

Arévalo (Espagne)

30.08.2014

76

SSM

  1.  

S

MARDI Manuel

Guwahati (Inde)

24.03.2014

26

ING

  1.  

P

MATACONIS Richard

Rome (Italie)

21.01.2014

83

SUE

  1.  

P

Mc GUIRE James

Farnham (Grande Bretagne)

02.03.2014

98

GBR

  1.  

P

MEHERS John

Siteki (Swaziland)

08.08.2014

80

AFM

  1.  

P

MELIS Carlo

Fut Provincial pendant 6 ans

Genzano di Roma (Italie)

10.03.2014

84

ICC

  1.  

P

MERINO URIÉN Nicolás

Madrid (Espagne)

07.07.2014

86

SSM

  1.  

P

MERRIMAN Joseph

Farnham (Grande Bretagne)

17.06.2014

84

GBR

  1.  

P

MIRANDA ESCAMILLA Jorge

San Salvador (El Salvador)

25.08.2014

86

CAM

  1.  

P

Mo ZE TSONG Mathias

Yenora (Australie)

05.03.2014

83

AUL

  1.  

L

MURA Giuseppe

Rome (Italie)

19.05.2014

83

ICC

  1.  

P

NDRZEJUK Benedykt

Słupsk (Pologne)

12.07.2014

77

PLN

  1.  

P

Noboa Virgilio

Riobamba (Équateur)

25.07.2014

80

ECU

  1.  

P

Ollivry Guy

Libreville (Gabon)

30.07.2014

88

ATE

  1.  

P

PAJTAK Ivan

Zagreb (Croatie)

23.01.2014

60

CRO

  1.  

P

PALLIPPARAMPIL Matthew

Calcutta (Inde)

24.06.2014

72

INC

  1.  

P

Panziera Mario

Campo Grande (Brésil)

18.08.2014

87

BCG

  1.  

P

Parent Claude

Templeure (Belgique)

16.08.2014

85

FRB

  1.  

P

PARKES Bernard

Ince Blundell (Grande Bretagne)

08.04.2014

67

GBR

  1.  

P

PENDERS Lambert

Sint-Denijs-Westrem (Belgique)

19.06.2014

89

BEN

  1.  

P

PLAZA Jesús

Valencia (Venezuela)

15.02.2014

79

VEN

  1.  

L

PRACHIN PIEMSIRI Simn

Bangkok (Thaïlande)

06.02.2014

90

THA

  1.  

P

QUILICI Mario

Fut Provincial pendant 6 ans

São Paulo (Brésil)

21.07.2014

91

BSP

  1.  

L

RACCO Livio

Turin (Italie)

03.01.2014

90

ICP

  1.  

P

Reijkers Adriaan

Assel (Pays-Bas)

21.04.2014

102

BEN

  1.  

P

REIS Gutenberg

São Paulo (Brésil)

06.01.2014

83

BSP

  1.  

P

RepovŹ José Mario

Fut Provincial pendant 6 ans

Buenos Aires (Argentine)

20.04.2014

59

ARS

  1.  

L

Ribeiro José

Dili (Timor Est)

06.04.2014

89

ITM

  1.  

P

RIESCO SANTOS Ismael

Salamanque (Espagne)

22.02.2014

82

SMA

  1.  

P

Rodríguez Alejandrino

Córdoba (Argentine)

17.03.2014

87

ARN

  1.  

L

Rodríguez OVELAR Cecilio

Yapacaraí (Paraguay)

01.01.2014

83

PAR

  1.  

P

RODRÍGUEZ RODRÍGUEZ Juan Pablo

Bogotá (Colombie)

06.09.2014

77

COB

  1.  

P

ROGGIO Rafael

Córdoba (Argentine)

07.09.2014

91

ARN

  1.  

P

RUSSO (RIZZUTO) Giovanni

Palerme (Italie)

01.02.2014

78

ISI

  1.  

P

SAMUELE Orfeo

Altipiani di Arcinazzo (Italie)

01.08.2014

80

ICC

  1.  

L

SÁNCHEZ MORANTES Luís

Valencia (Venezuela)

15.02.2014

83

VEN

  1.  

L

Sánchez Pérez Victoriano

San Francisco de Macorís
(République Dominicaine)

09.08.2014

76

ANT

  1.  

P

SAVAGE Robert

New York (U.S.A.)

23.05.2014

97

SUE

  1.  

P

SAVINO Giuseppe

Tarente (Italie)

10.02.2014

82

IME

  1.  

L

Schouten Kees

Huis ter Heide (Pays-Bas)

30.06.2014

84

BEN

  1.  

P

Serruys Victor

Etterbeek (Belgique)

14.04.2014

91

ben

  1.  

P

Shutka (Sutka) Ján

Cuenca (Équateur)

11.08.2014

83

ECU

  1.  

P

ŠILEIKA Staníslovas

Kaunas (Lituanie)

17.06.2014

95

ICP

  1.  

P

Sobrero Giuseppe

Coacalco (Mexique)

10.01.2014

83

MEM

  1.  

L

SPAGGIARI Giovanni

Frascati (Italie)

29.01.2014

92

ICC

  1.  

P

STEFANI Giovanni

Rome (Italie)

21.01.2014

91

ICC

  1.  

P

STEFFAN Alphonse

Landser (France)

01.01.2014

92

FRB

  1.  

P

Tardivo Giuseppe

Santiago (Chili)

01.07.2014

97

CIL

  1.  

P

TOPNO Joseph

Tezpur (Inde)

27.08.2014

95

ING

  1.  

P

Tran DUC DAU Antonio

Ba Thon (Vietnam)

11.04.2014

64

VIE

  1.  

P

VACCARELLO Francesco

Lima (Pérou)

14.01.2014

83

PER

  1.  

P

VAN HAM Joseph

Embourg (Belgique)

21.01.2014

84

FRB

  1.  

P

VÁZQUEZ JULIO Alonso

Séville (Espagne)

24.05.2014

83

SSE

  1.  

P

VENUTI Vittorio

Venise – Mestre (Italie)

11.07.2014

94

INR

  1.  

P

Vicente Pindado José

Bilbao (Espagne)

23.07.2014

74

SSM

  1.  

L

Villuviruthil Varkey

Calcutta (Inde)

12.06.2014

85

INC

  1.  

P

VISALLI Antonino

Messine (Italie)

05.01.2014

90

ISI

  1.  

P

Vitacchio Giancarlo

Santorso (Italie)

09.03.2014

93

INE

  1.  

P

Vrecko Augustin

Pétionville (Haïti)

10.03.2014

79

FRB

  1.  

P

WAŁEK Michał

Sokołów Podlaski (Pologne)

12.02.2014

87

PLE

  1.  

P

Wehinger Klaus

Daun (Allemagne)

29.06.2014

88

GER

  1.  

P

WHITTLE Joseph

Naas (Irlande)

11.03.2014

94

IRL

  1.  

P

WIGGER Werner

Jünkerath (Allemagne)

02.06.2014

79

GER

  1.  

P

Wittbrodt Józef

Kraszewo (Pologne)

08.03.2014

79

PLE

  1.  

P

WÓJCIK Daniel

Jędrzychów (Pologne)

11.09.2014

79

PLO

  1.  

P

WÖSS Franz

Fut Provincial pendant 6 ans

Unterwaltersdorf (Autriche)

23.03.2014

73

AUS

  1.  

P

YUAN Sylvester

Hong Kong (Chine)

13.01.2014

81

CIN




ACG 419

List hlavního představeného

Více patřit Bohu, spolubratřím a mladým

Don Ángel FERNÁNDEZ ARTIME, SDB

hlavní představený

Obsah

Více patřit Bohu, spolubratřím a mladým... 3

1. Ve stopách předchůdců.. 3

2. Přítomnost je třeba žít s vírou, nadějí a realismem – společně na cestě  9

3. Patříme stále více Bohu.. 11

4. Uskutečněme „utopii“ bratrství podle evangelia.. 13

5. S mladými k mladým, našim „pánům“. 16

6. Misijní kongregace – Různost znamená bohatství 18

6.1 Proč je řada misijních míst, kde je nás opravdu třeba. 19

6.2 …a proč je různost bohatstvím.. 20

7. Dvousté jubileum narození Dona Boska.. 21

8. „Vezměme k sobě domů Pannu Marii“. „A od té chvíle si ji ten učedník vzal k sobě.“ (Jan 19,27)  23

List hlavního představeného

Více patřit Bohu, spolubratřím a mladým

Řím, 16. srpna 2014

Drazí spolubratři,

uplynuly už více než tři měsíce od konce 27. generální kapituly, a třebaže jsem se vám už ozval prostřednictvím krátkého videopozdravu, list hlavního představeného, zveřejňovaný v Aktech generálního domu, je pro mě zvláštní příležitostí, jak vás oslovit.

                Vybral jsem stejný název, jaký měl můj projev na závěr generální kapituly, protože mám za to, že v dokumentu kapituly je už obsažen veškerý program pro přemýšlení a činnost na další šestiletí, který bychom měli rozvíjet každý podle svých darů a schopností. Odvolávám se na několik bodů, jimiž se zabývala generální kapitula, ale na prvním místě bych chtěl všem a každému z vás, drazí spolubratři salesiáni, vyjádřit svou lásku a přání, abychom byli stále ve spojení, ať už jsme na jakémkoli místě našeho „salesiánského světa“. Naše setkání pro mě bude opravdovým darem a radostí.

                Chtěl bych vám také říci, co pro mě nyní znamená služba, kterou jsem přijal. V této souvislosti jsem přečetl první poselství všech svých předchůdců. A musím říci, že jsem to udělal s velkým potěšením a vnímal jsem to jako dar pro svou duši, protože jsem se setkal s velkými svědky. Nemohu si nechat pro sebe, co jsem načerpal, protože tyto texty mluví samy za sebe.

1. Ve stopách předchůdců

Musím přiznat, že už pouhý fakt, že píši tento text, vnímám s pohnutím, protože myslím na hlavní představené, které jsme měli v minulosti. V každém z jejich prvních poselství je něco zcela mimořádného.

                Bl. don Michal RUA, který svůj první list napsal jako hlavní představený 19. března 1888, poté co převzal své ustanovení do úřadu dekretem Svatého stolce, který ho potvrdil v roli hlavního představeného, napsal, že jako nový hlavní představený, „přes svou nehodnost byl ustanoven božskou Prozřetelností, která byla manifestována každému z vás“.[1] Don Rua dále píše, že po osobní audienci u papeže Lva XIII. mu kardinál vikář na závěr rozhovoru řekl: „Kladu vám na srdce věc Dona Boska; kladu vám na srdce věc Dona Boska.“[2] V dalším textu vyjadřuje své hluboké přesvědčení, že salesiáni musí zůstat věrnými syny tak velkého otce, jakým byl Don Bosco, a jejich hlavním úkolem bude zachovat a rozvinout jeho dílo a věrně následovat metodu a nauku Dona Boska. Potom děkuje za všechny dopisy, které přijal, a za všechny projevy úcty a lásky a vyznává, že to vše je mu útěchou v jeho bolesti (má na mysli ztrátu Dona Boska), a doufá, že na svého předchůdce dobře naváže: „Přesto všechno nemohu skrývat sobě ani vám velkou potřebu vašich modliteb. Odevzdávám se vaší lásce a podpoře vašich modliteb. Ujišťuji vás, že vás všechny nosím ve svém srdci, že vás budu každého dne doporučovat při mši sv. Pánu, aby vám pomáhal svou svatou milostí, aby vás chránil od každého nebezpečí a především aby nás všechny jednou shromáždil všechny spolu, nikdo aby nechyběl, abychom mu společně zazpívali chvály v ráji, tam, kde nás očekává, jak to napsal nás nejmilovanější otec Don Bosco.“[3]

                Don Paolo ALBERA napsal svůj první list v Turíně 25. ledna 2011. XI. generální kapitula skončila 31. srpna 1910. List začíná velmi prostě slovy o tom, že hlavní představený si je vědom netrpělivosti, s níž je očekáván list nového hlavního představeného a omlouvá se za zpoždění, které bylo dáno administrativou po jeho volbě.[4]

                Don Albera oznamuje, že píše těsně před výročím úmrtí ctihodného Dona Boska, v období, kdy don Rua psával své oblíbené okružníky, a doufá, že „právě toto datum dodá autoritu a účinek mému nehodnému slovu. Navíc se vám představuji jazykem, který je dalek jazyku představeného a učitele, ale spíš má blízko prostému jazyku bratra a přítele. Nejraději bych vám předal své myšlenky ze srdce do ruky, s důvěrou, že můj hlas nalezne věrný odraz ve všech salesiánech a všem poslouží jako podnět k životu synů ve stopách našeho ctihodného zakladatele a otce“.[5] Po těchto slovech pod titulkem Pod tíhou odpovědnosti píše don Albera překrásnou stránku, kde vyjadřuje, že vnímá velkou tíhu, kterou by nejraději proměnil v „závazek, který vnímám jako větší, než mohou unést mé fyzické, intelektuální a morální síly“.[6]

                Podle svých slov viděl kolem sebe mnohé jiné, kteří byli lépe připraveni k tomu, aby přijali vládu nad Zbožnou společností sv. Františka Saleského, více vybaveni ctnostmi a moudrostí… Don Albera po volbě spěchal do Valsalice, aby si u ostatků Dona Boska postěžoval, proč Don Bosco nechal kormidlo salesiánské loďky padnout do jeho rukou… Spíš pláčem než slovy vyjádřil tehdy své obavy, úzkosti a slabost.[7]

                První list bl. dona Filipa RINALDIHO byl publikován v Aktech hlavní rady, tedy ve stejných Aktech, v nichž ho publikoval už don Albera před třemi lety (Albera pak napsal ještě třináct listů). V první části listu píše: „Je to poprvé, kdy píši jako hlavní představený a rád bych vám zprostředkoval všechny emoce, které v mém srdci v těchto památných dnech zanechala tato nová odpovědnost. Je snadné pochopit, že to není možné: v našich životech se děje tolik pohnutých událostí, že slova nedokážou vyjádřit a popsat to, co se v nás děje. Jejich interpretaci tedy ponechávám na vás a na vaší dobré vůli.[8]

                Don Rinaldi pak píše, že nemůže poděkovat každému salesiánovi zvlášť, a tak dík svěřuje několika málo řádkům, které věnuje všem, a to 24. měsíce dubna ve společenství inspektorů a delegátů generální kapituly a spolubratří a mladých z oratoře. V dojetí se v prostraci položil před usměvavým obrazem naší Pomocnice v její krásné svatyni a všechny doporučil jako milované děti jejímu Srdci.[9]

                Don Pietro RICALDONE uvedl první list svým pozdravem 24. dubna 1932: „Mým prvním pozdravem je modlitba. Naše Společnost už není v kompetentních a svatých rukou bl. Dona Boska, dona Ruy, dona Albery nebo dona Rinaldiho: pomozte mi získat od Pána milost, aby v rukou vašeho nového hlavního představeného neochabla v zápalu a v rytmu svého rozvoje.[10]

                Don Ricaldone prosí o prominutí, že svůj laskavý a otcovský pozdrav nemohl napsat hned, i když jeho myšlenky byly hned u všech salesiánů, ale generální kapitula a povinnosti, které zahrnovaly setkání s inspektory a cestu do Říma, mu to nedovolily. Děkuje za všechny srdečné projevy přízně, jichž se mu dostalo, a za všechny modlitby. Slibuje, že se bude za všechny modlit a že bude usilovat, aby Společnost zůstala věrná Stanovám a ve spojení s duchem bl. Dona Boska.

                Dvacátého čtvrtého srpna 1952 napsal první list don Renato Ziggiotti s tím, že čekal na konec XVII. generální kapituly a na sliby nových profesů 15. a 16. srpna, kdy jsme si připomněli výročí narození našeho milovaného otce a zakladatele. „První list svěřuji do zvláštní péče naší Matky Nejsvětější Panny Marie v den její měsíční připomínky“.[11]

                Hlavní představený v dalším textu děkuje za blahopřání, která mu byla zaslána u příležitosti jeho jmenování, a ujišťuje svou vzpomínkou a modlitbou za všechny a za každého.

                Dále spolubratřím připomíná, jak byl 1. srpna zvolen: „Bylo kolem jedné po poledni, kdy jsme dokončili dlouhé přípravy, sečetli volitele, zakončili slavnostní skrutinium, kdy se podepsaného salesiána dotkla mimořádná důstojnost spolu s nesmírnou odpovědností, protože se stal nástupcem svatého Jana Boska. Ani se, bratři, neptejte, jak jsem byl zmaten a zároveň jakou jsem měl radost, když jsem viděl, jak salesiáni aplaudují, radují se, objímají mě. Všichni členové generální kapituly byli dojati, včetně mých milovaných spolubratří představených a druhů, od starých po mladé, když skončila chvíle smutku a nadešel čas nového představeného.“[12]

                Don Luigi RICCERRI napsal první slova jako hlavní představený a datoval je výrazem „slavné výročí“, 16. srpna 1965: „Poprvé se vám představuji v den tak drahý našemu synovskému srdci. Dnes je 150. výročí narození našeho nejlaskavějšího Otce.[13]

                Potom vypráví o svém dojetí při celebrování mše sv. v dolním chrámu na Colle, kde byl obklopen spolubratry-představenými, donem Ziggiottim, Antalem, matkami z hlavní rady FMA, spolubratřími, novici, spolusestrami, bývalými žáky, věřícími a přáteli Dona Boska. Mše byla přenášena Eurovizí milionům osob z jedenácti národností. V myšlenkách se zaobíral kontrastem s prostou a nenápadnou oslavou narozenin našeho Otce před sto padesáti lety. Obracel se k Prozřetelnosti a v srdci se modlil Magnificat.

                Dále pod titulkem Motivy naděje píše: „Ano, při pohledu na Dona Boska a na jeho nástupce vidím celou svou nedostatečnost a jak jsem nehoden vydat se po jejich cestě.“[14] Don Riccerri píše, že jistou útěchou při myšlence na svou nedostatečnost mu je pomyšlení na to, že byl povolán na toto místo volbou při generální kapitule. A že Pán, který píše své řádky napříč lidskými úmysly, ho povolal, aby stanul v čele kongregace. „Společně konejme jeho vůli. Nezbude mi, než abych byl stále učenlivý, abych prosil o skromnost a abych se stal nástrojem v rukou dobrého Boha.“[15]

                Dalším motivem, o němž se zmiňuje, je velká a upřímná láska a důvěra v ty, kdo stojí ku pomoci novému hlavnímu představenému, aby mu pomáhali, povzbuzovali ho a byli opravdovými syny a přáteli, jeho laskavými spolupracovníky.

                Nakonec projevuje své otcovské srdce, když praví: „Z mé strany, když jsem vám otevřel srdce, bych vám rád řekl, že se cítím být ve službě každého z vás, se srdcem otce. Autorita, o níž jsem naprosto přesvědčen, a zvláště je tomu dnes, není výkon moci, ale výkon té lásky, která se stává službou, jako je to u otce a matky ve vztahu k jejich dětem. (…) Rád bych každému z vás vyjádřil svou živou touhu, vůli, abych se vám stal otcem; prosím intenzivně Boha a dona Rinaldiho, aby mi dali kousek svého srdce.“[16]

                O slavnosti Zvěstování, 25. března 1978, napsal don Egidio VIGANÒ svůj první list spolubratřím: „Zdravím vás s radostí a s nadějí a rád bych vám sdělil několik myšlenek, které mám na srdci… Prozřetelnost před několika měsíci rozhodla o novém hlavním představeném. Nyní si uvědomuji, jak velkou odpovědnost přebírám ve službě rodině, jež musí být provázena duchovním otcem v hlubokém sjednocení s Donem Boskem“.[17]

                Pak don Viganò podtrhl jistotu, že mu Pán bude pomáhat, aby měl účast na kráse a plnosti této služby, a že ho svou mateřskou přímluvou při setkáních se všemi spolubratry a s komunitami bude doprovázet Panna Maria.

                Co se týká jeho samého, napsal: „Rád bych si osvojil citlivost stylu Dona Boska, bezprostřednost, jíž se vyznačovali ostatní jeho nástupci, ale také laskavost a prostotu, nebo alespoň upřímnost a solidnost.“[18]

                Don Juan Edmundo VECCHI ještě jako vikář tlumočil poselství naděje na památku dona E. Viganò po jeho smrti 23. června 1995. Po klidném odchodu sedmého nástupce Dona Boska vedl Vecchi kongregaci vstříc 24. generální kapitule, kterou zahájil 18. února 1996 slavnostním otevřením a ukončením 20. dubna, už jako hlavní představený.

                Proto je pochopitelné, že po převzetí vedení kongregace na kapitule, se jeho první list z 8. září 1996 týkal apoštolské exhortace Vita consacrata a není v něm žádný odkaz na začátek jeho služby v roli hlavního představeného. V tomto smyslu se liší od všech předchozích představených.

                Konečně don Pascual CHÁVEZ, který byl zvolen hlavním představeným na 25. generální kapitule, otevřel svůj první list pozdravem všem spolubratřím po ukončení generální kapituly, kterou označil za silnou zkušenost salesiánské spirituality. Kapitulní dokumenty v té době už dorazily do jednotlivých provincií a hlavní představený toužil po tom, aby „se setkal se spolubratřími prostřednictvím tohoto prvního okružního listu. Psát listy byl apoštolský způsob vypracovaný sv. Pavlem, aby překonal zeměpisnou vzdálenost a nemožnost být uprostřed komunit a podílet se na jejich životě. Přes nutné překážky mohou být také listy hlavního představeného prostředkem, jak se přiblížit k bratřím a jejich provinciím a jak se podělit o události v kongregaci, jak vnášet světlo do života a výchovně-pastorační praxe komunit“.[19]

                List byl datován v předvečer Nanabevzetí Panny Marie a dva dny před připomínkou narození Dona Boska. Don Pascual v něm vyjádřil svou touhu po blízkosti všem: „Neskrývám vám, že bych vám byl rád nablízku a sdílel s vámi vaše aktuální práce a největší sny; zvláště cítím v hloubi srdce přání modlit se za každého z vás. Pán ať vás naplní svými dary, Duchem svatým, aby vás obnovil a posvětil ve světle obrazu našeho zakladatele.“[20]

                Don Pascual pak vyjádřil své přání promluvit v tomto listu k celé kongregaci o svatosti, nikoli v tom smyslu, že by mělo jít o traktát, ale s úmyslem představit ji s velkou apoštolskou naléhavostí jako Boží dar.

2. Přítomnost je třeba žít s vírou, nadějí a realismem – společně na cestě

S naprostou upřímností vám, milí spolubratři, mohu říci, že jsem byl několikrát dojat, když jsem procházel historií kongregace. Datum 31. leden 1888, kdy nás opustil Don Bosco, je podnětem pro mě i pro vás k hluboké vděčnosti za vše, co se událo v naší historii. V historii, kterou bychom neměli reflektovat s triumfalismem, nýbrž bychom ji měli číst ze zorného úhlu víry, která nám napovídá, že Pán chtěl napsat krásné stránky o mladých skrze tolik spolubratří, kteří nás předešli.

                Když myslím na svou ubohou osobu, mohu vám říci, že bych si pro sebe přál – abych mohl lépe sloužit kongregaci a Salesiánské rodině, jejíž jsme součástí –, abych získal všechny vlastnosti i každou zvlášť z těch, jimiž vynikali všichni mí předchůdci, a to jak v teologickém, tak sociálním kontextu, tak ve vztahu k rozvoji kongregace. Buď jak buď, také znalci historie naší kongregace uznají, že naši minulost lze rozlišit zhruba do těchto etap: zakládání, konsolidacestrukturalizace (ruku v ruce s velkým rozmachem a rozvojem), pokoncilní revize a teologické vymezení, pastorační misijní projekty a etapa posilování salesiánské identity a evangelní radikality našeho života jako mužů zasvěcených Bohu. To vše, samozřejmě ruku v ruce s mnoha dalšími důrazy, které učinili spolubratři na generálních kapitulách a později rozvinuli různí hlavní představení.

                Dědictví, kterého se nám dostalo, je krásné a bohaté a o to víc nás zavazuje před Pánem, před Donem Boskem a také před těmi, kdo ze sebe v minulosti vydali to nejlepší.

                Zeptáte se mě, jak se cítím tváří v tvář této skutečnosti a jaký animační program a projekt řízení mám po ruce. Osobně se s vámi mohu podělit o to, co jsem řekl 25. března 2014. Prožívám toto:

– Z hlediska víry spoléhám na Pána.

– Jelikož vím, že nejsem sám, vnímám vnitřní posilu, která pochází od Ducha („Stačí ti moje milost“), jíž je přítomnost Matky („Hle, synu, tvoje matka…“) A nejsem sám, protože zažívám bratrské spojení a pomoc ze strany spolubratří salesiánů (vás, kdo jste mi velmi blízko, ale také vás, kdo jste v mnoha částech světa jako představitelé Dona Boska dnes pro mladé, kteří na vás čekají). A nejsem sám, protože vnímám také lásku a přízeň ze strany celé Salesiánské rodiny.

– A prožívám také lásku k mladým, které nosím v srdci. Pociťuji to velmi živě, zvlášť vůči nejchudším, nejpotřebnějším a posledním.

                Co se týče Animačního plánu a projektu řízení šestiletí, nalezneme vynikající definici v dokumentu 27. generální kapituly. Nemám pochyb o tom, že vše, oč bychom měli usilovat, je v něm tak nebo onak obsaženo.

                Program šestiletí bude vypadat takto:

·         Nadále pečovat o naši charismatickou identitu při věrném zachovávání odkazu Dona Boska, zároveň ale budovat novou identitu co do formy a výrazu po dvoustém jubileu, která však bude totožná v čistotě a v základu jeho charismatu, který jsme dostali darem jako dědictví.

·         Na všech místech, kde je naše kongregace, garantovat náš způsob zasvěcení a identity mužů, kteří jdou v Božích stopách a jsou mystiky i v každodennosti.

·         Pečovat o lidský, citový a vokacionální rozměr každého spolubratra a našich komunit. Skutečně chceme snít sen o utopii bratrství, které je napojeno na evangelium.

·         Co nejúčinněji svědčit o naší prostotě a jednoduchosti života, o naší chudobě, která spočívá v práci a trpělivosti.

·         Až do krajnosti prožívat zasvěcení mladým lidem, zvláště nejchudším. S pokorou a bez jakéhokoli triumfalismu, ale jako v dobách Dona Boska bychom měli být rozpoznatelní právě pro své zasvěcení, rozhodnutí a činnost.

·         To vše nedokážeme udělat samotní. Jsme součástí velké Salesiánské rodiny, která sama musí růst ve své identitě. Disponujeme velkým zástupem laiků, kteří jsou dobře formováni a zapojeni do našeho poslání. Jinými slovy to vyhlásila naše 24. generální kapitula: Když jsme dospěli až sem, poslání, které sdílíme s laiky, už není fakultativním, ale závazným charismatickým požadavkem.

3. Patříme stále více Bohu

Musím se vám bratři přiznat s tím, že výrazy jako Boží primát, mystikové Ducha, Boží záměr, Boží blízkost, jednota s Bohem a hledači Boží jsou slova, která se mě hluboce dotýkají, protože mi potvrzují, že jde o něco významného, že jde o klíč, že vše ostatní může být energie vydaná nadarmo, nebo naopak „semeno, které padne na úrodnou půdu“.

                Zároveň chci upřímně vyjádřit obavu, která mě provázela v prvních letech mé služby provinciála. Když o tom mluvím, dovedu si představit, že mohou být spolubratři, kteří řeknou, že tohle je už „překonaná teologie“, že to „už neobstojí“, že už to je „nepoužitelné“…  A přece se se stejnými výrazy setkáme na nejrůznějších místech, v současných teologických spisech a časopisech, které jsou velmi aktuální.

                Během naší 27. generální kapitoly jsme došli po shrnutí zkušeností celé kongregace k podobným závěrům.

Skutečně, bratři, věřím, že duchovní život musí být na prvním místě[21], duchovní život, jenž je především hledáním Boha v každodenním životě, skrze něhož pak konáme všechno ostatní. Říkám to proto, že pro nás, jako to bylo také pro Dona Boska při jeho hledání toho nejlepšího pro mladé, totiž jejich spásy, byla, je a bude v kontextu dnešního řeholního života osoba Ježíše Krista a jeho poselství základním stavebním kamenem. Jde o ústřední postavení Ježíše Krista v našem životě. Možná jsme o tom nikdy nezapochybovali, ale je třeba učinit ho základním kritériem vlastního života.

                Náš řeholní život – nesmíme zapomínat, že náš život není pouze salesiánský život, ale řeholní život jako zasvěcených salesiánů – nemá raison d’être v tom, co děláme, ani ve strukturách, v nichž jsme organizováni, ani v efektivitě našich programů a plánů. Buď se náš řeholní život stane znamením (komunita věřících mužů zasvěcených Království), nebo riskujeme, že se budeme spíš věnovat svému úspěchu (pokud nějaký bude) než Božímu poselství.

                Nebezpečí, které se skrývá v každém řeholním životě, je ztráta charismatické dynamiky. Je možné, že nás práce, aktivity a úkoly (pastorační nebo jiné) natolik zaměstnají, že ztratíme symbolickou hodnotu svého života. Například se mi nedávno stalo, že z jisté země, kde je hodně salesiánských děl a kde si nás lidé váží kvůli našim sociálním dílům, přišla zvěst, že tam lidé vůbec neuznávají přítomnost salesiánů jako osob, které věří v zasvěcený život. Divím se pak a ptám se: Co jsme vlastně pokazili? O čem vlastně neumíme svědčit?

                Proto když se tážeme, co je na našem životě podstatné, dospíváme k tomu, že se musíme vrátit k setkání s Ním, jenž dává smysl každému okamžiku. K témuž závěru docházíme, když se ptáme, proč, kvůli čemu a pro koho to všechno konáme, jaké kritérium je zásadní pro naše rozhodování a proč žijeme, jak žijeme.

                Lze tedy říci, že jádrem naší identity a raison d’être našeho řeholního života je prožitek Boha, život s Bohem. A otázka po kvalitě života v rámci řeholního života se nakonec stává otázkou po kvalitě této zkušenosti s Bohem.[22] Právě v tomto rámci a kontextu se konala naše kapitula, která v odst. 32 podtrhla, že stejně jako pro Dona Boska, tak také pro nás je Boží primát kardinálním bodem, který dává smysl naší existenci v církvi a ve světě. Tento primát dává smysl našemu zasvěcenému životu a neslučuje se s představou života, který se rozpouští v aktivitě a v zapomnění na to, co je esenciální, totiž že máme být Božími hledači a svědky jeho lásky mezi mladými, zvláště nejchudšími.

Proto bychom si měli vzájemně pomáhat, abychom skutečně uvěřili v tuto základní zkušenost našeho života, Božího života v nás, nebo vyjádřeno teologicky, v prožitek naší existence „v Bohu“. Drazí spolubratři, ať jsou slova, jimiž to chceme vyjádřit, jakákoli, kořenem našeho salesiánského života, jakož i veškerého zasvěceného života, je mystika, protože pokud ten, který nám dává sílu a život, není reálnou a životodárnou skutečností, všechno ostatní nás odvádí daleko od něj. A každodenní únava, osobní obtíže, existenciální prázdnota – i když jsme si mysleli, že to vše prožíváme pro Boha –, které tak často vídáme u spolubratří i u sebe samých, představují bolestnou, avšak nezbytnou zkoušku, že je tomu skutečně tak.

                Pane, obdaruj nás schopností být skutečně více „Božími hledači“, abychom dosáhli především plnosti „svého bytí“, v životě a pak i v činnosti.

4. Uskutečněme „utopii“ bratrství podle evangelia

„Domov“ a „rodina“ – čteme v dokumentu poslední kapituly. Jde o dvě slova, která často užíval Don Bosco, aby popsal ducha Valdoka, který by měl zazářit v našich komunitách.

                Kapitulní společenství se pokusilo otevřeným a také realistickým způsobem (s klady i zápory) interpretovat důvody naší naděje, kterou vkládáme do komunitního života, do dimenze našeho života, která třebaže v sobě skrývá velkou prorockou sílu, je zároveň také v rámci naší kongregace „chatrného zdraví“.

                V kapitulním dokumentu se praví, že od 25.GK rostl smysl pro život ve stále autentičtější podobě komunitního života, i když pod slovy „respekt“ a „tolerance“ lze vidět mnohé podoby laxnosti a nedostatky vzhledem k vzájemné bratrské lásce. Pohodlnost a také aktivismus vedou k tomu, že velmi redukujeme čas, který bychom měli věnovat komunitě, a že ho považujeme za „ukradený“ jak pro svou „osobní sféru“, tak pro poslání. Jestliže je nám obtížné odpovědět na Boží volání radikálním způsobem, je to dáno také slabým přesvědčením o tom, že to má smysl činit ve společenství a v komunitě.

                Zároveň ale v pozitivním duchu uznáváme, že komunitní život je jeden ze způsobů, jak zakoušet Boha. Prožívat „mystiku bratrství“ je základním předpokladem našeho apoštolátního zasvěcení.

                Prožívat spiritualitu společenství znamená budovat komunitu, a tedy přejít od společného života ke společenství života (dalla vita in comunione alla comunione di vita).

Tyto a další úvahy nacházíme v kapitulním dokumentu, který jistě čteme a promýšlíme. Už se tím nebudu více zabývat. Není třeba probírat další citace, abychom poukázali na celou mozaiku s jejími světly i stíny. Na pozadí 27. generální kapituly vyvstává především tato otázka: Čím se máme zabývat především, co máme změnit, v čem máme pokračovat a co raději opustit, aby náš komunitní život získal sílu a přitažlivost a aby naše bratrství zazářilo ve světle evangelia a stalo se tak „neodolatelně“ přitažlivým?

                Komunitní život v sobě zahrnuje, jak se vyjádřil jeden autor, „všechno, co je obtížné i co je možné, tedy milost i slabost. Pouze s Boží milostí lze setrvat v komunitě a prohlubovat tuto zkušenost… Jde o pokání a askezi, které nás očišťují společně, ve spolupráci, ve společenství. Je to ale zároveň, a to především, něco krásného. V komunitě jsme, abychom byli šťastní, a je mnoho takových, kteří toho dosáhnou (…), a pokud chceme mluvit o kráse komunitního života, pak musíme promluvit také o drobných limitech bratrské lásky. Lze je překonávat přítomností, vzájemnou empatií i napomínáním (correzione fraterna), zájmem o druhého, pomocí a solidaritou; a konečně, bratrskou láskou v celém rozsahu tohoto slova. Srdce žádá a vyžaduje. Komunitní život budoucnosti bude bratrský, nebo vůbec nebude.[23] Je to jedna z přísad, kterou hledají dnešní kandidáti – a většinou ji nenaleznou.“[24]

Když dnes přemýšlíme o řeholním životě, přecházíme na to, že rozhodující sílu má svědectví. Stejně jako v mnoha oblastech našeho sociálního prostředí existují na jedné straně mnohé pozitivní fenomény, na straně druhé neschopnost komunikace, izolovanost, individualismus, který se stále prohlubuje, a samota, která je v mnoha oblastech světa nemocí dneška stejně jako jeho dvojče, deprese. Svědectví řeholních komunit (také té naší) by mělo být věrohodným evangelním poselstvím, autentickou provokací či výzvou.

                Proto vám vyznávám, že mou největší obavou je obava o to, jak s vámi mluvit, jak vám ukázat, komunikovat potřebu společné cesty správným směrem, tváří v tvář této tíživé realitě našich děl. Milí spolubratři, v tolika případech se na naše společenství zapomíná kvůli jiným věcem! Ptám se například, proč my, kteří bychom měli být experty humanity, už proto, že jsme vychovateli mládeže, máme po svém boku ve svých komunitách, v jídelně nebo v sousedním pokoji, spolubratry, kteří jsou zranění na srdci, drceni samotou a deziluzí, bratry, kteří chtěli být šťastnými salesiány a dnes takoví opravdu nejsou. Je pravda, že tak to nevypadá v celé naší kongregaci, ale často tomu tak je a měl by nám stačit jen jeden takový příklad, jediný zraněný spolubratr, aby tak trochu krvácelo srdce nás všech. Byl by hřích, kdybychom na slova, skutky nebo na hrobové ticho odpovídali jako Kain na Hospodinovu otázku: „Kde je tvůj bratr?“ – „Nevím,“ řekl Kain, „copak jsem strážcem svého bratra?“ (Gn 4,9) Jistěže jsme! Nikoli strážci, ale bratry, kteří ho mají na starost.

                Velká výzva pro nás, drazí bratři, pro každého provinciála, členy provinciální rady, ředitele a každého spolubratra v jakékoli komunitě salesiánského světa je toto: Učinit z naší komunity skutečný prostor života ve společenství. Jak přejít od společného života s chvílemi, které věnujeme pravidelným setkáním, plánování, projektům – které mají jistě svůj význam – k životu ve společenství? Abychom dosáhli tak náročného cíle, bude zapotřebí osobního obrácení, ba obrácení celé komunity, osobního emočního nasazení; jde o proces, který od nás vyžaduje přijetí faktu, že každá z etap našeho života je příležitostí k růstu, k otevření se novosti velmi intenzivního setkání se spolubratry silou, která pochází od Boha, abychom dokázali zviditelnit jeho přítomnost mezi námi.

5. S mladými k mladým, našim „pánům“

Nejsou to moje slova, ale slova Dona Boska, který často říkal: „Mladí jsou našimi pány“[25]; vůči mladým měl Don Bosco vždycky postoj autentického služebníka.

                Milí spolubratři, fascinuje mě všechno, co se nám dochovalo jako poklad naší kongregace ve spisech Dona Boska, zvláště vzhledem k našim prioritám: vzhledem k mládeži, zvláště té nejchudší. Nosíme to zapsáno ve svém srdci, v naší DNA, jak jsem řekl už jindy. Je však také třeba si to připomínat, aby toto naše zvláštní zaměření bylo evidentní a abychom na ně nezapomínali.

                Don Bosco, jak nám připomněla Mimořádná XX. generální kapitula, dal jako zvláštní upomínku na cestu prvním misionářům slova, která jsou dnes zvláště aktuální: „Snažte se, aby svět poznal, že jste chudí co do oblečení, zaopatření, zvyklostí – a budete bohatí před Bohem a opanujete lidská srdce.“[26]

                Jestliže máme za sebou relativně dlouhou historii kongregace, ve světle 27.GK bychom, drazí spolubratři, měli dospět k jasnému rozhodnutí být služebníky mladých. Toto rozhodnutí pro mladé, zvláště nejchudší, se tak stane, musí se stát imperativem, maximální snahou a rozlišovacím znamením kongregace v tomto šestiletí, s hlubokým smyslem pro Boha ruku v ruce s jasným svědectvím o bratrství, v němž se naše rozhodnutí pro nejpotřebnější stane natolik evidentní, že nebude třeba, abychom to vysvětlovali slovy. „Svět nás bude vždy přijímat s radostí, pokud bude naše úsilí zaměřeno na nejchudší mládež, na ty, kteří jsou na okraji společnosti. To je pro nás skutečná výzva, kterou nám nikdo nevezme.“[27]

                Rozhodnutí pro chudé bude v tomto smyslu zcela evangelní interpretací našeho slibu chudoby a jistě nám pomůže překonat přirozený sklon, který nás jako lidi, osoby a instituce, provází, totiž stát se přisluhovači moci a mocných, s touhou po hromadění majetku, tedy sklon, který je zcela protichůdný k evangeliu a k Ježíšovu způsobu života.

                Bratři, pokud naše poslední kapitula konstatovala, že chceme být kongregací chudých pro chudé, protože jako Don Bosco věříme, že právě to je náš způsob, jak žít radikalitu evangelia a jak být více způsobilí tváří v tvář potřebám mladých lidí, nešlo pouze o doporučení pro ty citlivější nebo velkorysejší salesiány, ale šlo o život každého z nás jako autentické vyjití.[28] Musí to být něco zásadního pro naše zasvěcení jako salesiánů Dona Boska a musí to ležet na srdci každého salesiána. Výjimkou mohou být snad spolubratři, kteří se na to necítí – protože se stalo něco neblahého v jejich životě –, mohou tedy participovat na našem bratrství a naší pomoci, ale nemělo by jít o volbu z vlažnosti, neochoty se odevzdat, odmítnutí volby pro nejchudší mládež. A už vůbec by nemělo docházet k případům, kdy jsou z našeho domu nebo školy propouštěni mladí lidé jen proto, že nemohou zaplatit nějaké poplatky.

                Budou možná takoví, kterým se to zdá hezké, ale nerealizovatelné, kteří řeknou, že musíme udržet školy, výdaje, a já jim řeknu, že velkorysostí, jasným zaměřením, nabídkou stipendií, můžeme vytvořit atmosféru solidarity, půjde-li o pomoc těm, kdo mají méně, a můžeme vytvořit realitu, kdy salesiánský dům nebude nikdy nedostupný pro ty, kdo mají méně peněz (ať už jde o školu, oratoř, dům, středisko mládeže…). Jak jsme také řekli na generální kapitule: Právě mladí lidé, zvláště nejchudší, jsou těmi, kdo nás zachrání. Jsou darem pro nás, salesiány, jsou skutečně naším „hořícím keřem“, před nímž je třeba si sundat opánky.[29] To je klíč k našemu otcovství vychovatelů, dárců života, jim bychom měli obětovat své žití, těm nejposlednějším, abychom tak odpověděli na volání Pána, jemuž jsme se ho rozhodli darovat. Pokud jsme se k tomu už jednou rozhodli (a to na celý život), není cesty zpátky, a to pro žádného z nás.

                Jsem přesvědčen – aniž bych ještě znal celou kongregaci –, že je zde velká ochota a velkorysost, avšak to, co věnujeme Bohu a chudým, nás nemůže nechat v klidu a lhostejnými vůči dnešním výzvám, kterým by dnes Don Bosco zajisté čelil. V tomto smyslu bych chtěl povzbudit všechny spolubratry, aby se opravdu otevřeli výzvě po obrácení před Bohem, a to spolubratři i mladí, jak nás k tomu vyzývá 27. generální kapitula.

                Jsme pro mladé skutečnými otci a bratry, jako byl Don Bosco a jak nám to připomněl svého času Jan Pavel II., když nám během 23.GK řekl: „V centru vaší pozornosti by měli být vždy mladí, naděje církve a světa, vůči nimž všichni hledí s důvěrou a zároveň neklidem. V nejbohatších zemích stejně jako v těch nejchudších jste vždy v jejich službách; zvláště buďte pozorní k těm, kteří jsou slabí a vyloučení. Každého z nich povzbuzujte evangelní nadějí, aby se s odvahou vyrovnávali se svým životem, aby odolávali pokušení egoismu a beznaděje. Buďte jim otci a bratry, jak vás tomu učil Don Bosco.“[30]

6. Misijní kongregace – Různost znamená bohatství

Tímto titulkem chci říci něco velmi prostého: Misijní rozměr je součástí naší IDENTITY a kulturní různost, multikulturalita a interkulturalita jsou bohatstvím, s nímž se vydáváme do nového šestiletí.

                Podle exhortace papeže Františka Evangelii gaudium[31] je evangelní zvěst poselstvím celého Božího lidu a pro všechny, „není už rozdíl mezi židem a pohanem, otrokem a svobodným… Vy všichni jste jedno v Kristu Ježíši.“ (Gal 3,28) To znamená, že bychom měli být Božím kvasem uprostřed lidí, mezi lidmi a s Božím lidem s jeho mnoha tvářemi, různými historickými kontexty a kulturami – všude jako učedníci a misionáři.

                Papež volá po evangelizaci všech národů a my obracíme svůj pohled s vědomím své identity na misijní charakter naší kongregace. Don Bosco chtěl, aby Salesiánská společnost byla jasně misijní. V roce 1875 zvolil mezi prvními misionáři některé, kteří měli jít do Ameriky. Ještě do své smrti vyslal na deset misijních výprav a na americkém území se podle katalogu z roku 1888 v době jeho smrti nacházelo 153 misionářů, tedy skoro dvacet procent tehdejších salesiánů.

                Tato misijní identita, udržovaná po léta, dospěla k mimořádné kapitule, která vydala zvláštní výzvu. Chtěl bych ji dnes znovu připomenout, a to na prahu dvoustého jubilea narození Dona Boska a jako upomínku na něj: „Generální kapitula vysílá všem provinciím, i těm nejchudším na počet spolubratří, výzvu, aby vyslechly pozvání koncilu a odvážný příklad našeho zakladatele a daly k dispozici vlastní spolubratry, a to buď definitivně nebo dočasně, k hlásání Božího království.“[32]

                Drazí spolubratři, opravdu věřím, že toto pozvání je dnes pro naši kongregaci velice aktuální. Mluvím-li o upomínce na Dona Boska při slavení jubilea jeho narození, neříkám to naprázdno v nějakém kontextu oslav nebo abych vyráběl statistiky, ale protože skutečně věřím – a tak to vyjádřila i generální kapitula –, že velké bohatství naší kongregace je právě v její misijní kapacitě, ve schopnosti být tam, kde je zvláště zapotřebí evangelizace, i když všechny naše síly jsou hodně potřebné na jakémkoli místě, kde se nacházíme. V tomto smyslu využívám této příležitosti, abych všechny salesiány (SDB) – a ze srdce bych rád přizval i celou Salesiánskou rodinu –, vyzval k tomu, aby si znovu přečetli, meditovali a sdíleli exhortaci Evangelii gaudium. Určitě nám to prospěje – mnozí ji pořád ještě neznají.

6.1 Proč je řada misijních míst, kde je nás opravdu třeba

V tomto smyslu, a nikoli jen na rok 2015, ale na celé šestiletí, chceme, aby se proměnila v realitu pomoc na některých misijních místech, která jsou dnes zvláště ohrožena:

·         Misijní přítomnost v Amazonii, zvláště v oblasti Manaus, Campo Grande a ve Venezuele…

·         Misijní přítomnost v Chaco Paraguayo.

·         Misijní přítomnost v některých regionech Pampy a Argentinské Patagonie.

·         Misijní přítomnost mezi emigranty v USA.

·         Misijní přítomnost na Středním východě, který je, jak dobře víme, zvláště devastován válečnými konflikty.

·         Misijní přítomnost mezi muslimy, od Severní Afriky po země Golfského zálivu po Pákistán.

·         Novou misijní přítomnost si žádá Projekt Evropa v souvislosti s posledním migračním vývojem.

·         Posílení misijní přítomnosti a první evangelizace v Asii a Oceánii: v Mongolsku, Kambodži, Bangladéši a v Laosu.

6.2 …a proč je různost bohatstvím

Vícekrát během svého salesiánského života jsem slyšel od někoho říkat, že v jeho zemi nebo provincii není třeba pomáhat, protože měli dostatek povolání. Ale právě jelikož v různosti, multikulturnosti a interkulturnosti je bohatství, je stále více zapotřebí takové pomoci, už proto, abychom zaručili identitu salesiánského charismatu, aby nebylo jednobarevné, abychom mezi provinciemi podpořili výměnu spolubratří na několik let dopředu, abychom zároveň na čas poslali spolubratry potřebným provinciím, kromě těch bratří, kteří se nabízejí jako misionáři ad gentes. Tímto způsobem také podpoříme přípravu spolubratří ve všech částech světa, a to s pohledem více otevřeným globálnímu a univerzálnímu rozměru našeho charismatu. My salesiáni Dona Boska, třebaže máme z právního hlediska organizaci, která je zakořeněna v provinciích (inspektoriích), neskládáme řeholní profesi pro jedno místo, jednu zemi nebo jedno dílo. Jsme salesiáni Dona Boska v kongregaci, která je otevřená misiím, tedy tam, kde je nás nejvíce zapotřebí a kde je možné působit naší službou.

                Jsem si vědom toho, že to, co píši, může být pro někoho překvapení, ale, milí spolubratři, měli bychom být odvážní ve snění a neměli bychom se bát čehosi nového, i kdyby to bylo namáhavé, ale samo o sobě dobré. Jedna konkrétní věc, která z toho plyne, je příprava mladých spolubratří na výuku jazyků – čím jich bude víc, tím lépe. Doba, kdy jsme si mysleli, že učení jazyků je něco navíc, luxus, a jezdit do sousedních zemí, i když byla státní hranice vzdálena třeba padesát kilometrů, znamenalo vydat se do zahraničí, je dávno pryč. Tehdy bylo také složité získat povolení v samém rámci kongregace. Nové generace salesiánů musíme připravit na to, že je třeba se naučit dobře italštinu, aby si mohli číst přímo v pramenech a ve spisech našeho zakladatele a kongregace, aby právě kvůli naší neznalosti už nebyly něčím nedostupným.

                Také bych rád vyjádřil touhu, abychom už neměli strach a nesnažili se znemožnit našim mladým spolubratřím studium za hranicemi vlastní provincie. To, že někdo studuje mimo svou vlast, vlastní kořeny a zemi, neznamená, že nemá rád svou domovinu. Není to pravda a za hranicemi nehrozí žádné nebezpečí v tom smyslu, že by mladí ztratili smysl pro realitu. Naopak, rozšíří si obzor a schopnost poznání různosti, což je pro dnešního člověka zcela nezbytné.

7. Dvousté jubileum narození Dona Boska

Až budete číst tento můj list, bude už po startu jubilea, a to 15. srpna v Castelnuovu Don Bosco a 16. srpna na Colle Don Bosco. Pod vedením mého předchůdce emeritního hlavního představeného dona Pascuala Cháveze jsme prožili intenzivní tříletí přípravy celé kongregace. Prohloubili jsme historická studia, pedagogiku a spiritualitu našeho zakladatele.

                Myslím, že je na místě, když jubilejnímu roku dáme dvojí tvář. Jednu vnější, obrácenou k veřejnosti, a druhou vnitřní, intimnější.

                Dvě stě let od narození Dona Boska, který z podnětu Ducha svatého na přímluvu Panny Marie (sr. St 1) založil kongregaci, jsou dostatečnou dobou k tomu, abychom pochopili, co jsme zdědili. Na prvním místě to byl život Božího muže, světce, který s otcovským srdcem žil, co slíbil: „Slíbil jsem Bohu, že až do posledního dechu budu patřit svým chudým chlapcům“[33]. Zdědili jsme odpovědnost za život a za uskutečnění autentického charismatu, které se zrodilo nikoli z lidské vůle, ale z Boží iniciativy, abychom se účastnili na spáse mládeže (sr. St 1).

                Oslavovat na veřejnosti, ve městech, spolu s Božím lidem dvousté výročí narození Dona Boska nám dovoluje rozpoznat, co pro nás znamená mít za Otce Dona Boska:

·         Je to příležitost, abychom projevili vděčnost Pánu, že se dvě stě let po narození Dona Boska nacházíme zde jako Boží dar pro mládež. Máme příležitost poznat Boží přítomnost v našich dějinách a vidíme, že on (Bůh živých) nás vždycky předchází.

·         Znamená to také, že se v síle evangelia budeme snažit dospět zvláště k mladým, a to k těm, kteří na tom nejsou nejlépe, a přestože za to nemohou, byli vyloučeni z radostí života.

·         Nastal čas, abychom znovu vyzvedli aktualitu našeho charismatu, které je tak blízko problémům tohoto světa a zvláště světa mladých. Proto Don Bosco má stále aktuální slovo pro mladé dneška, třebaže se proměnila situace a kontext, každopádně srdce mladých, každého mladého člověka, má stále tytéž touhy, entuziasmus a dynamiku.

·         Salesiánské charisma a Don Bosco jsou darem našeho Boha světu. Proto tolik trváme na tom, že Don Bosco je dobrem pro církev a celé lidstvo.[34] Formoval se v čase, od prvních okamžiků svého života v náručí matky Markéty, díky svým přátelům-učitelům života a, zvláště při každodenním životě s mladými, kteří vytvarovali jeho srdce a pomohli mu k tomu, aby byl blíže Bohu, lidem i mladým jako takovým.

Slavit jubileum uvnitř naší kongregace a Salesiánské rodiny znamená prožívat to, co svatý Pavel doporučuje Timoteovi, když ho žádá, aby „oživil dar, kterého se mu dostalo“. Proto vždy když salesián, člen Salesiánské rodiny, žije v plnosti vlastní povolání, je darem Boha světu.

                Slavit jubileum v intimním prostředí rodinného krbu (focolare, jímž by měly být všechny naše komunity) znamená nechat se oslovit v našem bytí i v našem životě, abychom si mohli říci s jasným pohledem, že „svatost synů se prověřuje svatostí Otce“.[35]

                Oslava také znamená znovuoživení dvousetleté historie mužů a žen, kteří darovali svůj život pro tento ideál, v mnoha případech hrdinným způsobem, v obtížných podmínkách, často extrémních. Je to nesmírný poklad, který může po svém zhodnotit jedině Bůh, jemuž ho svěřujeme.

                Jsme těmi, kdo věří, že rok 1815 začátkem povolání do života Bohem povolaného Dona Boska, který stál na začátku dlouhého řetězce svědků, a že také my, stejně jako Don Bosco, chceme usilovat o napsání budoucích stránek knihy života věřících, mladých, zvláště nejchudších, a to v barvách naděje.

                Nakonec, abych nebyl příliš dlouhý, bych chtěl podtrhnout, že salesiánské charisma má svou zvláštnost známou jako preventivní systém, který je mnohem víc než výchovnou metodou. Je pravou a bohatou podobou spirituality, mimořádným způsobem, jak utvářet smysl života z Boží perspektivy, je čímsi jako velkým darem naší kongregace a rodiny církvi. O tom se ale více rozepíši v komentáři k heslu na rok 2015 na konci roku.

8. „Vezměme k sobě domů Pannu Marii“. „A od té chvíle si ji ten učedník vzal k sobě.“ (Jan 19,27)

Tento svůj první okružní list jsem chtěl zakončit stejnými slovy, jako don E. Viganò zakončil svůj první list o Marii, jež obnovuje Salesiánskou rodinu Dona Boska.[36] Don Viganò říká, že když večer toho roku o Velkém pátku poslouchal evangelní příběh o smrti našeho Pána podle Jana, o Marii a nejmilejším žáku u paty kříže, byl mimořádně zasažen a nakonec si řekl: ano, měli bychom společně s evangelistou zopakovat ta slova jako program: „Vezměme k sobě Pannu Marii.“

                Don Bosco měl zvláště živé vnímání Mariiny osobní přítomnosti ve svém životě, ve svém povolání a apoštolském poslání. „Nejsvětější Matka je zakladatelka a bude pomocnicí našich děl,“[37] a my salesiáni jako součást Salesiánské rodiny jsme přesvědčeni, že Maria určitě zaujímá mimořádné místo, které měla v životě Dona Boska a kongregace. Maria byla pro Dona Boska pozornou Matkou, která brala pod svou ochranu jeho chlapce, byla jejich niternou vychovatelkou. Pro něho byla vždycky Matkou, vůči níž pěstoval něžnou a mužskou úctu, prostou a opravdovou.

                Don Bosco zároveň jako skutečný vychovatel a katecheta dokázal mimořádným způsobem prosadit, že na Valdoku, v jeho domě, byla rodinná atmosféra vždycky zahrnuta mateřskou přítomností nebeské Matky.

                Dnes, dvě stě let po narození Dona Boska, můžeme říci, že mariánská úcta, pro nás především v podobě Marie Pomocnice, je základním kamenem „salesiánského fenoménu“ v církvi, který nelze vyřadit z našeho charismatu: je součástí jeho fyziognomie a vitality.

                Maria, jež je Ženou naslouchající, Matkou nové komunity a Služebnicí chudých, ať nás provází a žehná nám. K ní se utíkáme s touž modlitbou jako papež František:[38]

Hvězdo nové evangelizace,

pomoz nám zaskvět se svědectvím společenství,

služby, vroucí a velkodušné víry,

spravedlnosti a lásky k chudým,

aby radost evangelia,

dosáhla končin země

a žádná periferie nebyla beze světla.

Matko živoucího evangelia,

prameni radosti pro maličké,

oroduj za nás.

Amen. Aleluja.

Bratrsky vás zdravím, srdečně

                                                                              Ángel FERNÁNDEZ ARTIME, SDB

                                                                              hlavní představený

Přeložil Zdeněk Jančařík



[1] Okružní listy M. Ruy salesiánům, Direz. Generale Opere Don Bosco, Torino, 1965, s. 25.

[2] Tamtéž.

[3] Tamtéž s. 27.

[4] Okružní listy dona Paola Albery salesiánům, Direz. Gen. Opere Don Bosco, Turín, 1965, s. 6.

[5] Tamtéž, s. 8.

[6]  Tamtéž, s. 13.

[7] Tamtéž, s. 13.

[8] Akta hlavní rady, ročník III, č. 14, 1922, s. 4.

[9] Tamtéž, s. 4–5.

[10] Akta, ročník XIII, č. 58, 1932, s. 2.

[11] Akta, ročník XXXII, č. 169, 1952, s. 2.

[12] Tamtéž, s. 3.

[13] Akta, ročník XLVI, č. 262, s. 2.

[14] Tamtéž, s. 4.

[15] Tamtéž, s. 5.

[16] Tamtéž, s. 5.

[17] Akta, ročník LVII, 1978, č. 289, s. 3.

[18] Tamtéž, s. 2.

[19] Akta, ročník LXXXIII, č. 378, s. 3.

[20] Tamtéž, s. 4.

[21] 27. GK, úvod, citace z Jana Pavla II. (Vita Consacrata, č. 93): „Duchovní život je prioritou. Od tohoto přednostního rozhodnutí, které musí najít jasné vyjádření v konkrétním úsilí jednotlivců i komunit, závisí plodnost apoštolátu, velkorysost lásky k chudým i přitažlivost duchovních povolání pro nové generace.“

[22] Přesná citace italského překladu ze španělštiny je tato: „Il nucleo dell’identità e la ragione d’essere della vita religiosa e di ogni vita cristiana è l’esperienza di Dio. Si può parlare di esperienza di Dio, di fede radicale, di priorità assoluta del Regno di Dio e della sua giustizia, di vivere la vita in chiave escatologica… Poco importano i nomi. L’importante è tenere ben presente che tale esperienza nucleare è ciò che dà un significato a tutto in questo genere di vita, è quel che dà qualità di vita ai suoi membri e fa sì che si tratti veramente di vocazione e non di una semplice professione. La domanda circa la qualità di vita nella vita religiosa è la domanda circa la qualità di questa esperienza di fede“ (ze španělštiny přeložil FERNANDO PRADO, ed., Andonde el Senhor nos lleve, P. Claretiane, Madrid, 2004, 31).

[23] Poslední věta je zvýrazněna mnou, chtěl jsem ji zvláště podtrhnout. Autor ji měl bez zvýraznění.

[24] José Marìa ARNAIZ, !Que ardan nuestros corazones. Devolver el encanto e la vida consagrada!, Publicaciones Claretianas, Madrid, 2007, 95.

[25] Mimořádná generální kapitula, Řím 1971, Akta, č. 351.

[26] Tamtéž, č. 597, cit. in MB XI, 389–390.

[27] Tamtéž, č. 597, cit. in MB XVII, 272.

[28] Podtrženo mnou, srov. 25.GK, č. 55.

[29] 27.GK, č. 52, cit. Ex 3,2 e Evangelii gaudium, č. 169.

[30] 23.GK, č. 331. Promluva sv. Jana Pavla II. k delegátům kapituly.

[31] CGS, č. 477.

[32] CGS, č. 477.

[33] St 1, srov. MO, 16.

[34] Jak říká papež František v exhortaci Evangelii gaudium, čl. 30: „Duch svatý obohacuje celou církev, která evangelizuje, také různými charismaty. Jsou to dary pro obnovu a rozvoj církve. Nejsou nějakým uzavřeným dědictvím, které bylo předáno nějaké skupině, aby je střežila. Jde spíše o dary Ducha integrované v těle církve a vtahující do středu, kterým je Kristus, odkud přicházejí jako podnět k evangelizaci. Jasným znamením autenticity charismatu je jeho církevnost, jeho schopnost harmonicky se včlenit do života svatého Božího lidu pro dobro všech.“

[35] Poznámka, kterou vyslovil jeden spolupracovník a kterou don Rua vydal jako heslo 8. února 1888, osm dní po smrti Dona Boska, v listě, který adresoval všem salesiánským ředitelům, kterým oznamoval, kdy se budou konat pohřební obřady Dona Boska. Turín, 1965, str. 14.

[36] Akta hlavní rady, r. LVII, č. 289, s. 4.

[37] Preventivní systém. Pravidla, č. 92.

[38] Evangelii gaudium, č. 288.